masculins / stage Autriche

Un coup de cœur

Publié le 11 juillet 2011 à 08:54 par R.B/S.G

C’était lors des dernières heures du séjour autrichien au lendemain matin du match amical face au Red Bull Salzburg…

La quasi-totalité des joueurs de champ du groupe professionnel avait joué le vendredi à l’exception de Gomis et de Cissokho. En ce qui concerne les gardiens, Rémy Vercoutre était sur le terrain et Mathieu Gorgelin sur le banc. Quant à Hugo Lloris et Anthony Lopes, ils étaient restés en tribune. Alors en ce samedi matin ensoleillé, quelques heures avant de prendre l’avion pour Lyon, les premiers ont fait un décrassage très bucolique en direction d’un lac de carte postale et les seconds sont restés près de l’hôtel quasiment en bord de route, quasiment sur le parking de l’établissement.

Point de stade, de cage, de public. Juste 4 ou 5 ballons, un pré tondu de frais avec des plots en guise de poteaux pour une solide séance de travail. Le gardien de l’équipe de France, celui de l’équipe des espoirs portugais, Monsieur « Jo » et « Pat Perret », un des kinés, en plein boulot avec un immense sourire même quand les ballons terminaient dans les haies voisines! « Poulet, c’est comme quand on avait 10 ans… que l’on faisait des cages de fortune…». « Jo » est aux anges et sa bande aussi. Il conseille, exige, encourage, rectifie. Les deux gardiens se succèdent en peu de mots ; juste des regards de la sueur, du souffle manquant… « Ta main, ce n’est pas un mur… cela doit être un ressort. Elle doit aller vers l’avant… Laisse-toi pousser les ongles pour gagner des centimètres… ». Le Montois s’adresse à Anthony Lopes qui instantanément bouge ses pognes différemment pour sortir les ballons de cette cage « imaginaire ».

Pour le dernier exercice, les deux gardiens choisissent. « Anthony, un peu plié en deux, semble avoir quelques soucis. Affectueusement, la main du maitre vient caresser le crâne du jeune gardien et en se penchant, il lui parle doucement.

45 minutes ont filé sans longueur. Fin de séance avec des étirements, Bats parle de ce bonheur simple vécu loin des paillettes. Les autres corroborent. « Pat » Perret, orphelin de Toulalan,  bichonne son poulet Hugo pendant que « Jo » s’occupe « d’Antho ». De superbes images d’une tranche de vie partagée.

 

Et pour finir, ils sont partis au lac aux eaux superbement bleues pour piquer une tête. Lorsqu’ils retrouveront le reste de la bande, « Jo » racontera cette séance à Rémy Vercoutre qui aurait lui aussi pris un plaisir fou à se retrouver dans ces conditions champêtres qui clôturait magnifiquement le stage autrichien.