masculins / Rétro 2005

Un crapaud dans ce beau diamant d’ Octobre

Publié le 29 décembre 2005 à 11:00 par BV

Jusqu'au 31 décembre 2005, revivez tous les moments forts de l'année 2005 mois après mois. Aujourd'hui le mois d' Octobre.

Besogneux lyonnais pour un mois d’octobre surchargé : 6 matchs hexagonaux au sein d’une période amputée de 10 jours réservés aux sélections. Pas le temps de souffler : dès le 2 octobre les 29 000 spectateurs du stade de la route de Lorient rêvent d’être les témoins privilégiés de la première chute du leader. Tous y ont cru durant les 53 premières minutes au cours desquelles le bateau lyonnais a tangué, chahuté par les vagues répétées des attaquants bretons. La tempête est passée avec la chance rennaise. La suite impressionne. Menés d’un but à la mi-temps, les joueurs de l' OL renversent la partie grâce à 3 réalisations en l’espace d’une mi-temps. Juninho (53e), Tiago (73e) et Wiltord (89e) sont les artificiers lyonnais. Cette performance en terre bretonne dessine les contours d’une nouvelle forme de style de jeu : plus gestionnaire mais terriblement efficace. Les olympiens offrent une exceptionnelle sensation de maîtrise et de puissance.

Durant ce mois d’octobre balisé par 6 étapes, chaque faux pas peut gripper cette superbe machine. A quatre jours d’un match capital pour son avenir européen face à l’Olympiakos, l'opposition contre Ajaccio, qui n’a pas pris le moindre point en 9 venues dans le Rhône, a tous les attributs d’un "match- piège". Incapables de décramponner un adversaire qui s’accroche, les coéquipiers de Sylvain Wiltord se laissent remonter au score à deux reprises avant que « Nino » ne porte l’estocade d’une astucieuse frappe du pied gauche (69e). L’OL trace sa route et franchit les étapes méticuleusement.

Pas le temps de laisser la pelouse reposer que l’Europe revient frapper aux portes de Gerland. Une victoire contre les grecs de l’Olympiakos et les huitièmes de finale de la ligue des champions se rapprocheraient un peu plus. Juninho enfile comme à son habitude les habits de guide. De son pied droit magique, il montre le chemin à suivre sur coup franc dès la 4e minute. Malgré cette bonne entame de match, les Lyonnais se montrent incapables de tuer le match. Sur un lob de 30 mètres, Kafes leur rappelle que la Ligue des Champions est une compétition exigeante dans laquelle le réalisme constitue une arme maîtresse (84e). Comme face à Ajaccio, les joueurs de Gérard Houllier démontrent leur formidable capacité de réaction : un caviar de Juni et une reprise de volée de Sydney Govou (89e) permettent à l’OL de s’imposer sur le fil.

Promis juré, on ne les y reprendra plus ! Les gones ont appris qu’il faut savoir tuer un match. Le 22, ils récitent leur leçon à Metz : 3 à 0 à la mi-temps grâce à Carew (24e), Juninho (36e) et Wiltord (45e). Après 50 minutes de jeu et une réalisation de Florent Malouda, l’affaire est pliée. 4 à 0, 30 points sur 36 possibles et un moral au plus haut. Le ciel lyonnais semble complètement dégagé. Aucun nuage à l’horizon avant d’aller défier les Nantais en 16e de finale de la coupe de la ligue. Des canaris revanchards après le premier acte du mois de septembre qui avait permis à Grégory Coupet d’écoeurer la totalité de l’armada offensive du FCNA par des arrêts venus d’ailleurs.

Ce mercredi 26, les actions lyonnaises semblent moins tranchantes. Incapables d’égaliser après l’ouverture [IMG39582#R]du score par Diallo (30e), les olympiens doivent attendre les arrêts de jeu pour arracher les prolongations grâce à un but de Sidney Govou qui confirme ses facultés à marquer dans les derniers instants. S'en suivent 30 minutes et une séance de tirs au but durant laquelle les fantômes d’Eindhoven réapparaissent. Malgré la grande performance de Michael Landreau, comment ne pas faire le parallèle entre ces deux éliminations sans défaites. Comment se contenter de cette incongruité statistique qui affirme qu’une telle élimination aux tirs au but n’est pas comptabilisée comme une défaite ?

Après pareille chute, il faut vite remonter à vélo. Sochaux servira de match rédempteur. En préambule, Grégory Coupet reçoit le trophée de joueur du mois de septembre de l’UNFP, Canal+ et l’Equipe. Une distinction de plus pour le portier tricolore qui multiplie les performances exceptionnelles depuis de nombreux mois. Dès l’entame de la partie, les Lyonnais s’emploient à faire rompre les digues de la défense doubiste. Toute la panoplie offensive olympienne est mise à contribution : Carew, Wiltord, ou encore Malouda s’attèlent à la tâche sans parvenir à débloquer le panneau d’affichage. Les locaux remportent leur 11e victoire de la saison en championnat grâce à un éclair de génie de Florent Malouda (54e). Sur un centre parfait d’Eric Abidal, le guyanais trompe Teddy Richert d’une superbe « Madjer ». A quelques jours d’un déplacement qualificatif à Olympiakos, les rouge et bleu se rassurent. Ils terminent ce mois d’octobre par une victoire. Bilan : 5 victoires et un match nul. Pourtant l’élimination de la coupe de la ligue laisse un regret au goût amer et décuple les motivations. La saison est encore longue. Il reste le championnat et deux coupes. Cette élimination permettra peut-être aux gones d’être plus frais pour la ligue des champions. Coupe de la ligue, ligue des champions. Le même écrin pour hôte de la finale. Quitte à être éliminés de l'une des deux...
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