masculins / OL - Troyes J-3

Un Cris du coeur

Publié le 06 septembre 2006 à 11:59 par BV

Quelle fée a bien pu se pencher sur le berceau de Cris à sa naissance pour le doter d’un si communicatif bonheur de vivre ? Tout observateur assidu de Tola Vologe n’aura pu manquer ses incessantes facéties, ses exubérantes manifestations de joie et sa bonne humeur continuellement affichée.

Il est vrai que les raisons de réjouir le Brésilien ne manquent pas. Un public de Gerland amoureux de son "policier", un club de l’OL aux couleurs franco-brésiliennes et un début de saison tonitruant. Tout concourt à ravir l’infranchissable numéro 3 olympien. « En ce début de saison, tout va très bien pour nous. Notre mois d’août fut très bon. Nous avons très bien joué pour produire de grands matchs et remporter 3 victoires en 3 déplacements ». Le brillant mois d’août des olympiens présente en effet tous les atouts pour enchanter le Brésilien. Alors que beaucoup leur promettaient une entame d’exercice délicate jalonnée de 3 déplacements lors des 4 premiers matchs, les joueurs de Gérard Houllier ont impressionné et marqué les esprits en glanant 10 points sur 12 possibles.
Un total d’autant plus méritoire que les quintuples champions de France se devaient d’intégrer au plus vite leurs nouvelles recrues pour palier les absences des « Mondialistes ». Une impressionnante facilité à accueillir et acclimater ses nouveaux éléments qui réjouit le Brésilien. « Le début du championnat est toujours un peu difficile pour nous car de nouveaux joueurs arrivent et d’autres reviennent de la coupe du monde. Beaucoup de joueurs ne sont arrivés qu’après le deuxième match. En général, l’adaptation à un nouveau club, à un nouveau style de jeu est en souvent délicate. De notre côté, cela s’est très bien passé ».

Malgré un si beau tableau, la perspective de retrouver Gerland pour y affronter les Troyens de Jean-Marc Furlan contre lesquels il avait réalisé un doublé la saison passée ne le transporte pas d’un optimisme déraisonnable. S’il reconnait aisément que ce dernier affrontement constitue « un très bon souvenir, un match (qu’il) n’oubliera jamais », il prédit que « cette rencontre sera différente » avant de rappeler sa soif de succès. « Lors de notre dernière rencontre   domicile, nous avons concédé un match nul contre Toulouse. Nous nous devons donc d’obtenir notre première victoire à domicile ».

S’il déplore la blessure de son compatriote Claudio Caçapa, « un joueur très important de notre équipe », il se déclare serein quant à sa capacité à diriger la défense en compagnie de Sébastien Squillaci. « La principale différence entre les deux charnières réside dans la langue. Auparavant, dans l’axe de la défense, je parlais brésilien avec Claudio car cela nous permettait de mieux nous comprendre. Je vais désormais utiliser le français mais cela ne devrait me poser aucun problème ».
Rien ne semble décidément pouvoir atteindre ce joueur si exceptionnel et tellement attachant. Samedi, « Cris, Cris, Cris » rugira très certainement Gerland dans un cri du cœur. Un cœur de Lyon qu’a définitivement conquis le Brésilien. « Cris, Cris, Cris » ou la célébration d’une si belle rencontre, d’une si extraordinaire communion.
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