masculins / St Tropez

Un entraînement original à St Trop'

Publié le 09 mai 2006 à 21:14 par SR

16h30, le départ du Castellet se faisait sous quelques autographes pour les joueurs de l’Olympique Lyonnais. 2 heures de bus ‘OL’ séparaient l’effectif Olympien de St Tropez.

Quelques kilomètres plus loin, plus d’une centaine de virages passés ou plutôt de l’album de Robbie William à celui de « M » pour Grégory Coupet… Après que Djila ait partagé sa musique africaine puis jamaïcaine depuis son casque de baladeur mp3 avec tout le bus… Après que Rémi Vercoutre et ses copains nous aient maintes fois sifflé puis chantonné la musique des « gendarmes de St Tropez »… Après qu’Abidal ait dépensé des kilomètres de salive sans pour autant avoir vidé son sac… St Trop’ nous ouvrait ses portes, son soleil, son port, sa plage…

Direction le « Stade municipal de St Tropez » pour la délégation olympienne afin de livrer l’ultime entraînement avant la rencontre de mercredi soir, contre l’équipe de St Tropez.
Pas de huis clos ; pas de mise au vert ; les hommes de Gérard Houllier ont procédé à un entraînement plutôt particulier, pour une rencontre qui s’avérait très particulière.
Comme à l’accoutumée, pour respecter les principes de bases courants à Tola Vologe, les gardiens de but s’entraînaient de leur coté. Sauf que ce coup-ci, « Jo Bats » prenait en charge Benoît Pedretti et Fred en lieu et place de Coupet et Vercoutre, dorénavant joueurs de champ.
Quelques foulées, quelques toros et voila les Gones prêts pour l’opposition du soir. Une mise en jambe d’avant match, une rencontre sur terrain restreint que « Ben » démarrait tambour battant dans la cage de l’équipe orange. Auteur de 2 arrêts coup sur coup, Pedretti concédait le premier but de la partie devant l’attaquant adverse, le renard des surfaces improvisé par Claudio Caçapa.
[IMG40545#R] Le brésilien se régalait et trouvait une position de tir efficace devant une défense (re)composée de Govou et Carew en charnière centrale. Tiago et Müller complétaient le secteur défensif d’une équipe dirigée par Cris, milieu de terrain. Dans l’équipe adverse, le capitaine Juninho trouvait Hartock à ses côtés, dans l’axe, devant le portier Fred qui râlait plus fort que tout le monde quand Djila signait l’égalisation des bleus d’une main plus que discutable. Heureusement, l’arbitre de la rencontre quelque peu critiqué par Bernard Lacombe, avait bien suivi l’affaire. Le « kiné » Abdel Redissi sifflait alors un coup franc en faveur de Fred dont la reconversion en inquiétait plus d’un. Fred, dont le charabia franco-brésilien n’était décrypté que par ses mouvements de bras incessants baissait d’un ton quand le Malien revenait à la charge d’une splendide reprise de volée (1-1). De l’autre côté du terrain, celle de Sylvain Monsoreau posté en numéro 9 et demi était incroyablement stoppée par « Ben » dont le style un peu plus académique que son homologue brésilien était félicité par ses paires.

Les joueurs de l’OL, dont les postes différaient de ceux habituellement connus à Tola Vologe, à Gerland et dans tous les autres stades d’Europe réalisaient une opposition riche en amusement et en réjouissance. Le seul pépin de la parti intervenait en fin de rencontre, quand Djila ne passait pas loin du carton jaune pour une simulation dans la surface de réparation. Scélérat ? Non. Compétiteur ? Oui. Puisque même dans l’amusement, les Olympiens ne veulent pas s’incliner.

En fin de rencontre, Jo Bats, joueur de champ au pied levé se plaignait encore d’une semelle de Vercoutre et réclamait toujours un penalty plus que justifié. « Il y avait trop de laisser aller dans l’arbitrage » reconnaissait également Juninho qui exigeait quant à lui une démission de l’arbitre Rédissi : « plus jamais ça » renchérissait-il avant que Bernard Lacombe ne rajoute son grain de sel… « ah, les arbitres… »


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