masculins / OL - PSG J-1

Un match à enjeux tellement évidents!

Publié le 02 décembre 2005 à 13:55 par R.B

Il reste <b>3 cols hexagonaux</b> à franchir avant un peu de repos. 3 ascensions pour rester plus que jamais le futur champion. 270 minutes, ajoutées aux 1 440 précédentes, synonymes de parcours aller sans défaite. La première montagne à passer se nomme<b> PSG</b>.

A domicile, elle aurait droit dans la Grande Boucle, à la classification première catégorie. Certes, en s'inclinant au Parc des Princes face à Lens, les Parisiens ont gaspillé les 3 points pris à Bordeaux et se retrouvent à 13 longueurs des Lyonnais, montrant une fois de plus des lacunes déjà entrevues depuis le début de saison. Loin de leurs bases, ils ont seulement grappillé 8 points sur les 21 possibles et ils ont d'une façon générale toujours cette Pauleta dépendance, le Monsieur 50%, plus réaliste sur ses terres qu'en voyage, avec 80% de ses buts inscrits.

Forcément, le club de la Capitale rêve de retrouver le haut du pavé national et une place sur la scène européenne. Ne l'oublions pas, le PSG a, lui, le temps de souffler lors des soirées continentales ! Mais ces plages de repos ne lui ont pas permis de s'exprimer pleinement pour l'instant. Paris se cherche malgré les arrivées de Kalou, Dhorasoo. L'entraîneur Laurent Fournier sait qu'il doit trouver rapidement la bonne recette, sur la durée, s'il veut rester en place. « Concentration, activité et envie… ces 3 valeurs peuvent nous permettre d'y croire samedi, mais la tâche ne sera pas aisé. L'OL fait partie des 4 meilleures équipes européennes ». Le capitaine Pauleta donne une partie de la solution pour ramener du positif de ce déplacement, lui qui avait dit au soir de la défaite contre Lens : « Le match à Lyon est la meilleure chose qui puisse arriver après une telle défaite… ». Laurent Fournier ayant pour sa part stigmatisé le manque de présence physique contre les équipes athlétiques. Gare à la crise...

Les Olympiens survolent ce championnat en souffrant, toutefois, assez régulièrement. Ce fut le cas à Nice samedi dernier où les Aiglons ont tout donné pour faire tomber les Invincibles. La souffrance repoussée, domptée par un mental de feu au service de toutes les autres qualités de ce collectif impressionnant qui ne s'affole jamais même lorsqu'il est mené ; et Dieu sait si cela s'est déjà produit: six fois sur 16 en championnat. Un nouvel effort à fournir avant de s'oxygéner pendant la trêve pour « dévorer » la dernière grande ligne droite de la saison; la plus importante. « Il nous reste 4 matchs de Champions League. Mon groupe a progressé ; je suis fier de mes joueurs. Mais en décembre, la saison n'est pas terminée et nous n'avons pas encore gagné ce cinquième titre. J'ai envie de dire que cela commence vraiment maintenant ». Gérard Houllier a l'art de l'analyse juste.

En retrouvant leur pelouse, les partenaires de Cacapa savent que leurs adversaires ne viennent pas chez eux pour y faire des largesses. Ce ne fut jamais facile pour l'emporter, 6 fois, ou partager les points (Lens). En plus le PSG est la dernière formation à s'être imposée dans la Capitale des Gaules. Alors ? « Ce n'est qu'un match à 3 points sur la route d'un cinquième titre… ». Grégory Coupet relativise l'importance de cette rencontre en reconnaissant la qualité du collectif visiteur. « Le PSG est imprévisible, il faudra se méfier ». Jérémy Berthod résume bien le sentiment que dégage ce groupe. Imprévisible à l'image de Dhorasoo, de retour dans une maison qui l'a beaucoup chéri. Imprévisible et irrégulier, le contraire du quadruple champion de France. « Nous savons nous adapter aux problèmes et nous savons en poser ». L'entraîneur nordiste de l'OL sait par exemple que son équipe est fébrile sur les coups de pied arrêtés : 5 buts encaissés sur les 10 dont 2 coups francs directs détournés et 3 autres buts après coups francs. Il sait aussi que les partenaires de Pauleta ont pris la moitié de leurs dix derniers buts après des phases arrêtées. Attention à ce secteur du jeu. Le domaine aérien pourrait aussi s'avérer décisif : l'OL a inscrit et encaissé 1/3 de ses buts de la tête ; les Parisiens en ont encaissé 5 sur les 15 !

Ce match presque au sommet a tout pour faire une belle affiche pendant 90 minutes. D'autant que les locaux n'auront pas trop à se soucier de la venue des Norvégiens de Rosenborg le mardi suivant pour la clôture de la phase de poule de Champions League. L'équipe phare, du club désormais le plus aimé de France, sera privée de Berthod et d'Abidal ; Monsoreau remplacera ses deux copains défenseurs gauchers; il va avoir un temps de jeu conséquent d'ici Noël pour s'exprimer pleinement. Et pour le reste, Gérard Houllier aura le choix. Fred et Govou pouvant commencer par exemple la rencontre à la place de Carew et de Wiltord. Nous verrons bien. Quant à Malouda, la venue des Parisiens pourrait lui permettre de fêter de belle façon la naissance d'Aaron, son premier garçon. Et puis, et puis, ces matchs entre Lyonnais et Parisiens ont toujours une saveur particulière.
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