masculins / Entre deux trêves

Un match, un but, un joueur, un arrêt et quatre poteaux.

Publié le 06 octobre 2010 à 11:00 par BV

Entre Valenciennes et Nancy, retour sur un entre-deux trêves qui aura vu l’OL perdre le derby, Lisandro retrouver le chemin des filets et Hugo Lloris multiplier les parades pour sauver les siens.

Un match : le derby
1

Le derby, parce que cela demeure, saison après saison, un match à part. Parce que c’était le 100e de l’histoire. Parce qu’au terme de celui-ci, l’OL vit prendre fin une série vieille de 16 ans et 21 derbies sans défaite, et plongea dans la zone de relégation. Parce qu’il s’agit là certainement du match durant lequel les Lyonnais se montrèrent les plus convaincants dans le jeu depuis le début de la saison. Parce qu'il a démontré que dominer n’est pas gagner. Parce que l’image du président lyonnais Jean-Michel Aulas, micro en main devant le Virage Nord une heure après le coup de sifflet final n’est pas près de nous quitter. Parce que, plus que jamais, on s’endormit cette nuit-là avec le sentiment d’avoir assisté à une soirée pas comme les autres.

Un but : Lisandro face à Nancy
1

Le but de Lisandro parce que c’était son premier de la saison, son 26e sous le maillot lyonnais. Parce qu’il l’attendait depuis près de 5 mois. Parce que cela faisait près de 5 mois que l’on souhaitait le voir pointer son index sur sa tempe. Parce que, quel que soit son état de forme, lorsque Lisandro fait trembler les filets, c’est tout un club qui souffle et entrevoit dans son sillage le bout du tunnel. Parce que sa reprise aux six mètres plaça idéalement l’OL sur les rails d’un succès à Nancy, son premier en Ligue 1 depuis le 21 août. Parce que ce but vint ponctuer un beau mouvement collectif initié par Gourcuff et Briand, un mouvement comme sorti tout droit d’un jeu vidéo. Parce qu’au terme de celui-ci, on ne put s’empêcher de se dire que « ça c’est du foot ! ».

Un arrêt : Lloris face à Bakar
1

La sortie de Lloris dans les pieds de Bakar parce que sans celle-ci, l’OL aurait été mené à Nancy et le dénouement de ce que l’on considèrera peut-être dans quelques temps comme un succès fondateur eût peut-être été différent. Avec ses deux L, Hugo Lloris vole. C’est un ange, un ange gardien, cela s’entend ! Autres choix possibles : l’une de ses (trop) nombreuses parades face aux Lorrains ou l’un de ses sauvetages contre l’Hapoël Tel Aviv ; il fallut faire un choix. Avec humour, cela aurait pu être l’arrêt de Lamine Gassama face à Nancy qui faisait écho à celui de Loïc Perrin lors du derby. Mais ne compliquons pas les choses, c’est déjà suffisamment difficile de choisir.

Un joueur : Jérémy Pied
1

Désigner LE joueur de cet entre-deux trêves relève de critères totalement subjectifs. Un coup d’œil sur les statistiques aurait en effet suffi à désigner Jimmy Briand, lequel, avec 4 passes décisives et 2 buts depuis le début de la saison est impliqué dans plus de la moitié des réalisations lyonnaises en Ligue 1. Michel Bastos auteur de trois buts en deux matches de Champions League en aurait également l’étoffe. Tout comme Pape Diakhaté, dont l’arrivée à la fin du mois d’août a contribué à stabiliser une défense jusque-là empruntée. Le coup de projecteur sur Jérémy Pied met avant tout en lumière l’audace dont le jeune Lyonnais a su faire preuve pour fêter d’un but sa première titularisation, face à Valenciennes, forcer la décision à Tel Aviv au cœur d’une fin de rencontre de tous les dangers et contribuer grandement au premier succès à l’extérieur de l’OL à Nancy. Dans la période de doutes qu’a traversée l’OL, chacune de ses sorties nous a enthousiasmés.

Et quatre poteaux…
1
Parce que le bilan du mois de septembre aurait à n’en pas douter été bien différent si les quatre frappes lyonnaises (Gomis deux fois, Toulalan et Briand) sur le cadre avaient connu meilleur sort. Parce qu’aucune règle ne stipule encore que toucher trois fois les montants dans un même match, comme contre Saint-Etienne, équivaut à un but. Parce que, 34 ans après Glasgow, les Verts ont certainement eu le sentiment que c’est chacun son tour. Parce que Jérémy Toulalan continue de toucher du bois mais n’a toujours pas inscrit le moindre but avec l’OL en Ligue 1. Parce que la frappe de Michel Bastos face à Tel Aviv très légèrement déviée est peut-être le signe que la chance est en train de changer d’avis.