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Un mois de Mai festif et coloré.

Publié le 24 décembre 2005 à 11:00 par BV

Jusqu'au 31 décembre 2005, revivez tous les moments forts de l'année 2005 mois après mois. Aujourd'hui le mois de Mai.

« Abondance de biens ne nuit pas » résume parfaitement ce mois de mai 2005. L’OL l’entame avec 11 points d’avance mais plus aucune coupe nationale ou européenne. Le joli mois de mai se divisera donc en 4 actes aux caractéristiques bien différentes. 4 actes inoubliables. 4 actes comme autant de cadeaux offerts au public lyonnais et à la France du football.

Trois ans. Cela fait trois longues années que le club rhodanien n’a plus goûté à la joie d’être sacré à domicile.
Ce 8 mai 2005, l’OL remporte le championnat 2004/2005 et entame une série de matchs de gala. En plus de la victoire, les coéquipiers de Juninho y ajoutent la manière et l’émotion.
On a cru bien longtemps que Sidney Govou, l’un des symboles de Gerland, serait le libérateur, le héros de la soirée. Mais ce match accouche d’une histoire qui ne naîtrait que dans les rêves d’un jeune footballeur : lorsque la réalité dépasse la fiction. Une histoire de capitaine, de grave blessure, de retour et de but libérateur. Le récit émouvant de la saison du capitaine Claudio. L’histoire est trop belle !
Il était une fois le 31 octobre 2004…. Sur la pelouse de Gerland, le défenseur central brésilien est contraint de quitter les terrains pour de longs mois. Victime d’un tacle assassin du malien Keita, il laisse ses coéquipiers lyonnais orphelins de leur guide. Après une brève tentative de retour face à Monaco en février2005, il ne retrouve son brassard qu’au début du mois d’avril.
Ce 8 mai, alors que les gones n’ont besoin que d’une victoire pour remporter leur quatrième titre consécutif, Claudio traverse le terrain pour inscrire d’un coup de tête rageur son unique but de la saison. Tant de détermination dans ce coup de tête ! Tant d’énergie durant de trop nombreux mois refoulée ! Tant d’émotions pour ses coéquipiers et l’ensemble des supporters. Et « Juni » qui relance la mode du slip noir… Et Cris qui n’en finit plus de fêter son premier titre sous les couleurs rhodaniennes. Les drapeaux brésiliens peuvent flotter bien haut dans le ciel de Gerland.
En remportant son quatrième titre consécutivement, l’OL rejoint dans l’histoire du foot français Saint-Etienne et Marseille : deux clubs longtemps présentés comme des exemples et aujourd’hui alter ego.
Ce premier match du mois est déjà trop chargé d’émotions et de symboles. Les Lyonnais vont rajouter trois actes à cette belle pièce de mai. Du pur plaisir !

Rendez-vous est pris pour le 15 mai. Face à des bordelais luttant pour leur maintien, les hôtes de Gerland mettent un point d’honneur à ne pas fausser la suite du championnat. « Le professionnalisme se décline jusqu’au bout » confirme le président Jean-Michel Aulas. Au cours d’une soirée dédiée à l’association Docteur Clown qui s’emploie quotidiennement à apporter de la joie aux enfants malades, les joueurs de l’OL offrent aux privilégiés de Gerland une rencontre haute en couleurs. Rool voit jaune puis rouge. Les rhodaniens, crânes peints en rouge et bleu, récitent leurs gammes. 5 – 1 et une leçon de football en plat de résistance d’un Lyon à l’appétit décidément débordant. Cris se découvre une vocation de (double) buteur (33e et46e), bien entouré par Malouda (24e) et Govou (67 et 83e). Décidément, cet OL 2004/2005 est un grand cru !

[IMG39572#R]Après les têtes peinturlurées de Bordeaux, c’est aux couleurs du Brésil que se résume le match au stade Vélodrome. Place à l’artiste ! Un pied en forme de palette, Juninho éclabousse le match de toute sa classe. Un geste (55e), un éclair, une seconde qui semble durer une éternité, une interminable succession de feintes ponctuées par un tir dans le petit filet de Barthez. Un but d’exception, d’une simplicité et d’une pureté « Juninhesques ». Elu quelques temps plus tard « but de l’année » par les supporters lyonnais, ce slalom clôt une saison durant laquelle l’homme de Pernambuco aura accéléré, éclairé, guidé le jeu lyonnais. Principal acteur d’une pièce qu’il n’en finit plus d’inventer, tout concorde pour désigner Juni comme un joueur à part, inclassable et irremplaçable.

Le 28 mai, la pelouse de Gerland n’est pas le principal centre d’intérêt de la soirée : l’avenir de Nantes en Ligue 1 retient en haleine la France du football. Fatigués d’une superbe saison, les Lyonnais concèdent un match nul et vierge contre Nice pour ce dernier épisode du championnat. Qu’importe, la fête avec les supporters lyonnais peut commencer. A cette occasion, confettis, feu d’artifice… Emplie d’émotions et d'un brin d’amertume : le rideau retombe sur « trois années Le Guen ». Trois années durant lesquelles le Breton aura fait l’unanimité entre Rhône et Saône. Trois années et autant de titres de champion de France.
[IMG39573#L]Les coéquipiers de Cacapa trustent les récompenses : meilleure attaque, meilleure défense, Challenge du Fair-Play. 4e titre de champion de France d’affilée.
Quelles images gardera-t-on de ces 53 matchs de la saison ? L’ascension de Gregory Coupet, joueur le plus utilisé avec 4370 minutes ? Les matchs contre le Werder et ce message sans suite envoyé à l’Europe ? Les coup-francs de Juninho ? L’émouvant hommage rendu par les (fabuleux) spectateurs de la Beaujoire en souvenir des deux supporters lyonnais décédés sur la route ? La déception de voir Paul quitter les bords du Rhône ? Merci pour ces trois titres consécutifs. Merci pour ta gentillesse, ton honnêteté, ton humilité, ta disponibilité, tes valeurs…
Mais comment rayer de la mémoire lyonnaise l’élimination à Eindhoven contre le PSV et l’immense, l’insurmontable déception qui suivit la séance de penaltys du match retour. Ce quart de final demeure une tache indélébile sur le bilan d’une si belle année footballistique.
Rendez-vous est pris pour la saison suivante. Pour que le mois de mai 2006 soit à tout jamais inoubliable.
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