masculins / OL 1 - PSV Eindhoven 1

Un nul... des regrets... mais de l'espoir

Publié le 05 avril 2005 à 22:40 par R.B

[IMG5194L]Les Olympiens après avoir ouvert le score n'ont pas pu distancer des Bataves solides sans être géniaux. Cocu égalisant à 10 minutes de la fin, cela complique sérieusement les desseins des Champions de France pour la qualification. Il reste cependant 90 minutes, voire plus, pour atteindre ces 1/2 finales. Rien n'est acquis dans un sens comme dans l'autre... Une chose est sûre, il faudra que les Lyonnais soient costauds aux Pays-Bas pour faire la différence... Gardons confiance...

A Lyon, stade de Gerland, OL 1 PSV Eindhoven 1 (mi-temps: 1 à 0) ; temps : beau ; pelouse : en bon état ; spectateurs: 39 178 ; arbitre : M. Collina (Italie).



OL : Coupet – Réceillère, Cris, Cacapa (cap), Abidal, Essien, Diarra, Juninho, Govou, Wiltord, Malouda.



PSV: Gomez – Ooijer, Alex, Bouma, Lee, Vogel, Cocu, Van Bommel (cap), Park, Vennegoor of Hesselink, Farfan (puis Beasley 70ème).



Buts: pour l'OL, Malouda (11ème). Pour le PSV, Cocu (79ème)



Avertissements: pour le PSV, Vogel (28ème), Cocu (62ème)



Plus de 2 000 supporters hollandais ont fait le déplacement pour encourager leur rouge et blanc dans cette première manche des ¼ de finales… il fallait être aveugle pour ne pas en voir une grande partie dans les rues de Lyon ce mardi bien avant l'heure du match… et constater qu'ils avaient beaucoup d'énergie à dépenser pour attendre les 3 coups… 260 journalistes ont été accrédités… l'enceinte lyonnaise dépassera la barre des 39 000 spectateurs pour la première fois de la saison… les 2 formations se présenteront avec toutes leurs armes sous le sifflet de M. Collina, l'un des meilleurs, ou le meilleur arbitre au monde. Il n'y a pas eu une seule déclaration de supériorité d'un côte ou de l'autre… juste des mots pour affirmer l'ambition d'aller plus loin encore ; chacun étant confiant logiquement en ses forces. La différence majeure entre les 2 clubs ? Le PSV a déjà remporté cette compétition en 88 ; l'OL n'a jamais dépassé le stade des ¼ de finales !



Les jeux de l'OL et du PSV n'ont pas de secret pour Guus Hiddink et Paul Le Guen… la bataille du milieu s'annonce déterminante… Au-delà des constats et autres analyses, il y a le terrain pendant 90 minutes. Le terrain et sa vérité du moment… le plus important, bien �videmment, en tenant compte des 90 minutes, voire plus, du match retour. Alors se livrer sans risques inconsidérés ; prendre un avantage conséquent ou minime ; éviter d'encaisser un but ; ne pas tout gâcher… surtout.



Arrêtons de bavasser, profitons de cette belle musique européenne au moment de la mise en place des 2 formations. L'heure est désormais à l'expression des 23 acteurs de ce ¼ de finale précédée par une minute de silence à la mémoire du Pape et ce geste de Collina vers le ciel… Gerland a cette beauté unique qui sied aux rendez-vous particuliers. Alors que la fête soit à la hauteur de l'espérance générée par ces résultats prometteurs d'un OL grandissant au fil des ans sur toutes les scènes du football.



Le rythme est locale… le premier tir, non cadré, batave. Van Bommel découpe Malouda (5ème) avant que Juninho ne sorte son premier pétard sur un coup franc lointain, légèrement au dessus de la transversale de Gomes (7ème). Et Govou sur le côté droit dépose Lee repique au centre par Wiltord qui passe à Malouda pour un but du pied droit du Guyanais bien aidé par la lourdeur de Gomes . 11 minutes de jeu, les Olympiens ont déjà débloqué la situation en ayant joué au départ long dans le dos de la défense visiteuse. Superbe !



Les Champions de France insistent en accélérant… Juninho offre une passe latérale à Diarra positionné à une vingtaine de mètres de la cage de Gomes. Son énorme coup de canon fera frémir le banc néerlandais. Farfan dans le couloir droit perturbe cependant plusieurs fois Abidal, 3 fautes en 18 minutes ; chaque coup franc tiré par Van Bommel devient un moment d'inquiétude. Gerland crie son amour à ses Gones formidablement sereins. 26 minutes de jeu… toujours 1 à 0 pour les partenaires de Cacapa. Le Suisse Vogel prend le premier carton jaune de la partie (29ème). Ces Rouge et Blanc, costauds physiquement, n'ont pas montré grand-chose, malgré le sauvetage de Cris sur un centre de Park (30ème). Mais que dire de cette action collective conclue par un centre de Govou qui troue les gants de Gomes, le centre de Wiltord déposera un caviar sur le crâne d'Essien pour les bras du gardien brésilien, alors que le second but semblait acquis (33ème). Par moment, l'OL récite un football très emballant, alternant jeu court et jeu long. Essien allumant un nouvel incendie sur une frappe de mammouth détournée par Gomes sur son poteau gauche avant de sortir en corner. Un régal !



Les Olympiens ont gagné pour l'instant la bataille du milieu avec leurs 2 monstres africains et l'artiste brésilien. Les 45 premières minutes, avec 8 tirs seulement au total, sont passées sans que l'on s'en rende compte… dominées intelligemment par les Français… le tout traduit par ce 28ème but européen de la saison. Que faut-il faire après le repos ? Pousser pour marquer de nouveau ou attendre et voir venir?



Les Gones à peine sortis des vestiaires reviennent dans le camp des Hollandais. Bouma et Alex ne pointent à l'assurance tous risques… cela doit donner des idées aux Champions de France à l'image d'un Malouda au carburant inépuisable tout en étant en recherche d'un second but avec ses 2 frappes contrées en 7 minutes. Cela part dans tous les sens… l'OL cherche le KO… Gomes ressemble parfois à un clown... mais à l'heure de jeu, ce petit but d'avance semble trop juste cependant pour voyager la semaine prochaine l'esprit tranquille. Govou a l'occasion de doubler la mise sur une offrande d'Essien ; à 8 mètres de Gomes… il trouve les gants salvateurs du bondissant ange bleu (61ème). Quelle déception !



Essien et Diarra sont partout ; Malouda est arrêté illicitement pour la 6ème fois de la soirée… les Rouge et Blanc souffrent en se serrant les coudes et les espaces sont difficiles à trouver pour les hommes de Paul Le Guen. Sur une incursion visiteuse Cocu, qui a pris un carton jaune précédemment, plante la première frappe des siens de la seconde période (73ème). Cela devient compliqué pour les Lyonnais malgré un centre dangereux d'Abidal. La maison Philips tient cette défaite minimale porteuse d'espoirs pour le retour. Du coup, elle s'évertue de garder le ballon et trouve une ouverture inespérée sur une frappe, hors de la surface de Cocu, (79ème) passée entre les jambes de Cris. Rageant, désolant… mais ces Bataves ont été fidèles à leur réputation de formation enquiquinante à déstabiliser.



7 minutes encore… les Rouge et Blanc forment maintenant un bloc galvanisé par le nul. Malouda frappe pour la quatrième fois de la soirée sans trouver le cadre. Mais la fin du match est visiteuse dans la possession de balle devenue invisible pour des Gones sans apport de sang frais décidé par Paul Le Guen. Il faudra faire avec ce score de parité qui qualifie pour l'instant les hommes de Guus Hiddink. La tache s'annonce compliquée sans être insurmontable à condition de trouver la solution… sans manquer les occasions immanquables et sans faiblir en seconde mi-temps.. ce que les supporters néerlandais ne pensaient pas un seul instant après le coup de sifflet final de M. Collina.









Statistiques:



Corners pour OL: 3

Corners pour le PSV: 2

Coups francs pour OL : 25

Coups francs pour le PSV : 19

Hors jeu pour OL : 2

Hors jeu pour le PSV : 3

Tirs cadrés pour OL : 4

Tirs cadrés pour le PSV : 1

Tirs non cadrés pour OL : 5

Tirs non cadrés pour PSV : 4

Coupet arrêts : 2



Fautes commises: Abidal 4, Juninho 4, Réveillère 4, Wiltord 2, Essien 2, Cris 1, Mlaouda 1, Cacapa 1.



Fautes subies: Malouda 8, Juninho 3, Govou 2, Abidal 2, Réveillère 2, Cris 1, Diarra 1 et Essien 1.





R.B



Sur le même thème