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Un petit coup de Calva... et ça repart!

Publié le 03 mars 2005 à 15:15 par R.B

[IMG3463L]Après un accroc… il faut repriser ! Les Lyonnais retrouvent pour cela leur belle tenue du championnat. Un voyage dans le Calvados 3 jours après une élimination surprise en Coupe de France et 4 jours avant le retour en Champions League contre le Werder Brême n'est pas forcément le lieu idéal pour faire de la haute couture. Qu'importe... <b>Essien </b>revient face à des Normands en mal de points à domicile...

Après un accroc… il faut repriser ! Les Lyonnais changeront carrément de tenue pour la dite opération en retrouvant leurs beaux habits du championnat. Un voyage dans le Calvados 3 jours après une élimination surprise en Coupe de France et 4 jours avant le retour en Champions League contre le Werder Brême n'est pas forcément le lieu idéal pour faire de la haute couture. La fatigue, l'état de la pelouse, l'envie à tout prix de l'adversaire de garder la tête hors du sac des condamnés à la descente ; « on ne rendra jamais les armes pour le maintien » a affirmé Yohan Eudeline sur le Site Internet du club normand. Soit… mais après une 27ème journée plus que favorable aux desseins olympiens, il serait ballot de se planter en Basse-Normandie, après la soirée auvergnate, ouvrant de la sorte la porte aux interrogations. Un rappel : les coéquipiers de Juninho l'ont toujours emporté aux lendemains d'une défaite. Auxerre 2 à 0 (Manchester) ; Nantes 2 à 0 (Lille en CL) ; Rennes 2 à 1 (Lille en L1). Là, ils seront simplement loin de Gerland.



Les Gones débarquent en Normandie sans Govou, Réveillère, Cacapa mais avec le retour du «terrific» Mike Essien, tellement indispensable. Un Ghanéen frais et dispos après ses 2 matchs de suspension purgés ; au passage, Mickaël était absent lors des 2 matchs perdus dans les Coupes hexagonales… En foulant la pelouse du stade Michel-D'Ornano, les Champions de France se souviendront qu'ils ont simplement partagé les points à Ajaccio, Istres et Bastia, soit les plus mauvais élèves de la classe avec les Caennais. Ils savent aussi qu'ils ne se sont plus imposés à l'extérieur en championnat depuis le 12 janvier à Sochaux. Il y a bien évidemment rien de dramatique à ce constat surtout en filant au rythme de 2 points par match depuis la trêve… ce train jusqu'à la fin de la saison serait quasi synonyme de 4ème titre. Alors de la crainte ? Non. Juste une forme d'impatience à prendre le plus vite possible ces points de futur champion, évitant ainsi toute forme d'espoirs aux autres prétendants de plus en plus rares.



On connaît la quête des Lyonnais ; celle des Normands est tout aussi lisible… le maintien. Au soir de la défaite à Gerland au match aller (10ème journée), les hommes de Patrick Rémy était 13ème avec 11 points et toujours invaincus à domicile. 17 journées plus loin, les voilà 17ème avec 26 points et un match de plus que le 18ème Ajaccio. Ils avaient à la mi-octobre l'un des meilleurs parcours à domicile (2 victoires et 3 nuls) de la L1… ce promu sentait bon l'adaptation réussie. Et puis les Rouge et Bleu sont devenus patraques… 7 points à D'Ornano lors des dernières rencontres, soit au total 16 unités en 14 matchs et l'avant dernière place en terme de performance, sauvés de la lanterne rouge par Istres (10 points en 13 rencontres). Les partenaires de Danjou ont de plus en plus chaud aux fesses avec cette défense en carton pâte (46 buts encaissés), surtout à l'extérieur (32). Heureusement Mazure tient un peu la baraque. Il se décarcasse à planter des buts synonymes de points précieux ; 4 des 5 dernières réalisations caennaises lors des 5 derniers matchs et des 6 points pris. Les buts de l'ancien havrais apportent l'espoir à un groupe qui aimerait bien disputer, dans quelques semaines (le 30 avril), la finale de la Coupe de la Ligue... l'esprit libéré.



Alors quand un petit menacé reçoit un poids lourd à la recherche d'une nouvelle ceinture nationale, les enjeux sont à priori différents…du style ne pas perdre d'un côté et jouer pour gagner de l'autre. Parions donc que ce petit se contenterait volontiers du point du bonheur. Chez lui, il avait battu Monaco pendant l'été ; perdu contre Marseille et Auxerre ; partageant les points récemment face à Lille. Aux Gones de montrer puissance et efficacité façon Sochaux, Werder… Tiens, Mathieu Bodmer, l'ancien partenaire lillois d'Eric Abidal, lui a dit que le Stade Michel-D'Ornano ressemblait à celui de Sochaux où les Olympiens s'étaient imposés cette saison 2 à 0... Un stade inauguré en juin 93 par le premier ministre de l'époque Edouard Balladur; un stade qui remplaçait celui du Venoix où Xavier Gravelaine s'était mis en évidence; un stade à guichets fermés pour la venue de l'OL. Allez Lyonnais… un petit coup de Calva… et ça repart !



R.B





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