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Un petit tour dans Stuttgart

Publié le 23 octobre 2007 à 11:42 par R.B

Un petit tour dans Stuttgart, la capitale du Land Bade-Wurtemberg, arrosée par le Neckar une rivière affluent du Rhin…

Pour oublier définitivement Anatolie, une serveuse grecque d’une taverne du centre ville ; pour digérer Goulash, Gelati, Bière et Schnaps de cette même taverne chargée en souvenirs décoratifs divers et variés ; pour s’éloigner quelques instants du trio infernale M-G-G, en permanence à l’affût d’une moquerie à balancer ou d’une remarque à conserver pour le futur proche... il faut bien que jeunesse se passe; pour oublier un peu ce cher football et le match important contre le VFB… rien ne vaut une sortie aux aurores, en basket et sans plan, dans une ville que l’on ne connaît pas.

Le froid s’est installé sur la capitale du Bade-Wurtemberg. L’automne a déplumé en partie les arbres de la ville. En quittant l’hôtel, une petite halte s’impose dans la gare centrale, un solide bâtiment édifié en 1922. Les trains une fois en gare doivent faire demi-tour. Entre 7 et 8h du matin, les quais débordent de voyageurs qui se rendent à leur travail. Face à la gare, il suffit de pénétrer dans les grandes artères et de se laisser porter par ses pas. Une place immense, la Place du château ou plus exactement la place des Châteaux ; le Château Vieux et le Château Neuf. Des statues à la gloire de rois, des fontaines et derrière le plus jeune des Châteaux, un parc majestueux. Ce parc, où les joueurs lyonnais se dégourdissent les jambes avant le déjeuner. Pas très loin une superbe église du XVème siècle. Ou encore une bâtisse de verre, le nouveau musée d’art.

En levant la tête, on aperçoit une petite vigne en pente entre des habitations. En regardant ailleurs la Tour de Télévision. Dans une autre direction, une colline verdoyante. C’est parti… 2 kilomètres à 15%. Cela brûle les cuisses, tétanise les mollets, coupe le souffle et embue le cerveau. 2 ou 3 vélos couinent en cherchant le bon braquet. Des gamins se courbent pour avancer vers leur école. Un drôle de régime quotidien pour ces petits. Il est où ce sommet qui se planque derrière chaque tournant ? La brume enveloppe les lieux, les feuilles jonchent les trottoirs, le silence recouvre le tout… cela devient très romantique. Le goulash s’est fait oublier, comme le trio infernal ou encore la serveuse méditerranéenne qui se demandait si un membre de la tablée n’était pas d’origine syrienne ! La Hasenbergsteige, le nom de cette montée, est vaincu. En redescendant, le panneau danger descente à 15%, ne ralentit pas le bonheur d’avoir triompher de cette difficulté imprévue. Vous pouvez lâcher les freins. Quelle légèreté ! Tiens en montant, vous étiez passé à côté d’une placette à la gloire de Bach. Sur un trottoir, des ôdeurs de croissants et de café.

[IMG42595#R]En retrouvant plus d’animation, vous tombez par hasard sur la plus ancienne maison de Stuttgart nommée le Fruchtkasten. Vous passez devant des Musées sans croiser la route de ceux dédiés aux voitures Porsche et Mercedes-Benz. Les amateurs le savent : Stuttgart est une capitale de l’automobile ou plutôt de la belle bagnole. Il y a le groupe Bosch, les sièges européens d’IBM, Hewlett-Packard. La rivière est plus loin en direction du stade. Tant pis. Près de 600 000 habitants dans cette ville chère au philosophe Hegel. Une ville à découvrir sans forcément avoir envie d'y habiter.

Le soleil semble avoir des velléités. Il est le bienvenu. La soirée promet d’être frisquette. La course à la protection vestimentaire a commencé la veille. Chacun a ses secrets, ses habitudes pour suivre le match sans trembler ou pour travailler un peu plus confortablement. Un coup d’œil aux journaux n’apprendra rien de plus. C’est un match à gagner pour les 2 équipes, si ces 2 formations veulent rester en course pour les 1/8èmes de finale. Rien de surprenant non plus en lisant que Juninho est l’arme décisive de l’OL. Pendant ce temps, le groupe olympien marche aux abords se son hôtel avant le déjeuner, la sieste, la collation, la causerie et le départ pour le stade. Après que le meilleur l’emporte à condition que ce soit le sextuple champion de France.
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