masculins / Stage au Maroc

Un petit tour en dehors du foot

Publié le 04 janvier 2013 à 19:04 par R.B

Les Lyonnais sont à des kilomètres de leur domicile pour leur travail… mais il serait dommage de ne pas regarder un peu autour de soi le cadre de ce séjour marocain…

Ce qui marque en premier, c’est l’immensité avec l’océan en toile de fond.  Un complexe hôtelier, Mazagan,  à 90 km de Casablanca et proche d’El Jadida autrefois nommé Mazagan. Un complexe qui a ouvert ses portes en 2009 sur 250 hectares de terrain vierge au bord d’une plage sans fin.  Un golf 18 trous dessinés par le Maitre Gary Player, toutes les activités sportives que l’on peut imaginer pour les adultes et les enfants… 500 chambres, des salles de conférence…

Un complexe qui emploie 1 500 personnes et bien plus dans la région d’El Jadida. Soit un monde de loisirs, de détente, de privilèges et de reconnaissance comme le stipule les brochures de ce lieu qui fut à l’origine un projet titanesque initié par le roi Mohamed VI  avec un investissement de 370 millions de dollars américains.

Un cadre somptueux où l’on fait tout pour vous satisfaire jour et nuit. Un cadre naturel qui donne envie d’en profiter. Faire quelques mètres et se retrouver sur la plage ; voir, entendre l’océan. Se fixer un point à l’horizon plongé dans la brume. N’est-ce pas un mirage ? Direction le mystère en mettant ses pas dans ceux des sabots de chevaux qui viennent promener des touristes plus ou moins cavaliers. Courir dans ce sable dur, mou ou franchement mouillé selon les trajectoires choisies. D’un côté des dunes protectrices ; de l’autre, l’eau bruyante de rouleaux vigoureux qui viennent mourir presque à vos pieds. Le vent vous secoue l’échine. Au fil des foulées, un goût de sel habille vos lèvres.

Deux ou trois pêcheurs ; deux ou trois touristes ; deux ou trois chevaux ; un cycliste chargé comme une mule ; un motard sur une mobylette du siècle dernier… En un mot  la solitude, personne pour vous marcher sur les baskets ! Quel pied. Le mirage s’est rapproché, transformé en maisons de couleur ocre. Demi-tour, vent dans le dos. Si vous fermez les yeux, vous ne risquez pas de tomber, ni de vous perdre…  Au loin le complexe Mazagan… cela fait une sacrée tirée ! A partir d’un certain moment, le corps oublie la fatigue, il fonctionne en pilotage automatique. La tête fait  le vide, se purge de ses excès, de ses colères, de ses frustrations…  et refait le plein d’énergie. Difficile pour certains de comprendre ces sensations que procurent ces instants particuliers.

Quitter la plage, emprunter un chemin qui rebondit sur une route en forêt. Et c’est reparti pour une ligne droite sans fin au milieu des arbres sans une âme qui vive mis à part un gardien avachi et trois chats apeurés.

Retour à l’hôtel avec la nuit qui descend. Le complexe en a cure, il ne dort jamais avec ces différentes activités ludiques. L’effort fait penser au réconfort. Et là encore, il y aura le choix au niveau de la table vraiment ensoleillée.  Au final, pas eu le temps d’aller plus loin que l’entrée du complexe sauf pour le match à El Jadida. Mais l’impression d’en avoir bien profité avec et sans le ballon pour préoccupation.


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