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Un peu d'histoire et de détente pour les Lyonnais

Publié le 31 octobre 2005 à 11:52 par R.B

[IMG7022L]Pour se remettre des fatigues du voyage quoi de mieux que de se tremper immédiatement dans l'ambiance locale. A peine le temps de poser ses valises, de changer de pantalon, en route pour un peu de découverte. L'Acropole est à deux pas de l'hôtel. Au détour d'une ruelle, il surgit éclairé. Immense rocher imposant, il « surveille » ce qui se passe 100 mètres plus bas. Haut lieu de la civilisation, il comprend des vestiges d'époques diverses dont le Parthénon, ce temple dédié à Athéna...

Pour se remettre des fatigues du voyage quoi de mieux que de se tremper immédiatement dans l'ambiance locale. A peine le temps de poser ses valises, de changer de pantalon, en route pour un peu de découverte. L'Acropole est à deux pas de l'hôtel. Au détour d'une ruelle, il surgit éclairé. Immense rocher imposant, il « surveille » ce qui se passe 100 mètres plus bas. Haut lieu de la civilisation, il comprend des vestiges d'époques diverses dont le Parthénon, ce temple dédié à Athéna. Il est 21h. Tout là haut, le présent a rejoint le passé dans le même lit pour un repos bien mérité. Il doit y avoir de drôles de rencontres. A ses pieds, il y a de la vie. Le quartier du Plaka attend ses visiteurs. Restaurants, boutiques de souvenirs se mélangent dans une quête identique de faire sonner le tiroir caisse. Une petite faim ? Inutile de vous avancer ; harponné gentiment à distance, le menu est récité dans toutes les langues par les « portiers ». Ils vous proposent parfois de passer en cuisine. Rien ne vaut un coup d'œil aux mets que vous dégusterez. C'est aussi cela la Grèce. D'une ruelle animée à une placette mal éclairée, le choix devient embarras. Il faut se décider… Ce sera finalement la Taverna Akpomoa.



L'originalité mise de côté, place au célèbre triptyque grec: souvlaki (brochette), bouzouki, sirtaki. Bien évidemment, le serveur essaie de vous vendre son assortiment hors de prix. Demis, c'est son prénom, est supporter de l'Olympiacos. « Je suis abonné avec ma famille ; mardi soir, je serais au match… ». Et pour corroborer ses propos, il nous montre ses différents billets pour le championnat, la Champions League. « Pour vous rendre au stade, je vous conseille de prendre un taxi. Il y a le métro, mais il sera rempli de supporters rouge et blanc… et ils ne sont pas toujours agréables avec les adversaires ». Pas de problèmes Demis, notre organisation a tout prévu.



[IMG0#W]A quelques mètres des tables, un espace libre se remplit au gré des envies des clients. Invités par le son du bouzouki et la voix chaleureuse d'une Dame en noir ; les esprits égayés par l'Ouzo ou quelques gouttes de Retsina, les autochtones viennent se lâcher sur la piste de danse. La musique populaire fait partie du quotidien en Grèce ; les danses, nous dit on, sont nombreuses, avec leurs particularités régionales. Difficile de comprendre ce qui se passe sous nos yeux. Une certitude, ce n'est pas le célèbre sirtaki immortalisé par Antony Quinn dans Zorba le Grec, un film de Mihalis Cacoyannis (1964). Qu'importe, il y a de la joie et des figures imposées sacrément compliquées. Une petite promenade digestive sous le regard du Rocher avant d'éteindre rapidement la lumière. Cela fait 4 petites heures que nous sommes à Athènes, une ville de 4 000 000 d'âmes soit le tiers de la population de ce pays que l'on a souvent découvert d'abord dans les livres scolaires, au rayon histoire, avant d'avoir le plaisir plus tard de le visiter.



Retour à l'Acropole ce lundi matin. Une immensité de monuments dont le fameux Parthénon, le théâtre Dionisos… du marbre blanc sur les édifices, au sol. On marche sur l'histoire ; on se dit que des milliers de pas sont passés avant nous. L'Acropole est en travaux dans tous ses recoins. Les touristes s'en moquent et accumulent via la pellicule des souvenirs pour la vie. Les Lyonnais sont là. « J'aime bien qu'ils se changent les idées ; et puis, ce serait une faute de ne pas venir ici quand on joue à Athènes. En 2001, j'avais amené mon équipe de Liverpool avant d'affronter l'Olympiacos (2 0 2). Quelques semaines plus tard, nous remportions la Coupe Uefa. Attention, ici, c'est vraiment difficile de faire un résultat, surtout que ces Grecs vont jouer leur dernière chance… ». Gérard Houllier est détendu. Au loin, on devine le stade des Rouge et Blanc. Les joueurs sont reconnus, arrêtés gentiment pour signer un autographe ou se faire photographier. L'OL a bien changé de planète.



[IMG0#W]Pour Coupet, pas de doute, il a apprécié la visite : « C'est rare quand on part en Europe de pouvoir visiter les lieux. D'habitude on ne voit que le stade. Là, le coach a voulu nous libérer l'esprit et en plus on a la chance d'avoir les explications d'un guide. C'est vraiment impressionnant ». Guy Genet passe alors à côté de «Greg ». « En Grèce, il est un Dieu vivant… ce Coupetpoulos» ! Il est midi passé, c'est l'heure de regagner l'hôtel pour déjeuner avant la conférence de presse et l'entraînement.



R.B

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