masculins / Rennes 3 - OL 1

Un peu inquiétant...

Publié le 29 novembre 2003 à 23:58

Battu à Anderlecht mardi, l'OL a concédé une nouvelle défaite ce soir à Rennes, 3-1. Pourtant tout avait plutôt bien commencé pour les Gones qui avaient ouvert le score par Malouda. Mais la suite allait s'avérer bien inquiétante, les Lyonnais concédant deux buts et n'arrivant jamais à inversé la tendance, l'expulsion de Diarra, juste avant la pause, n'arrangeant rien à l'affaire. Et la série d'invincibilité olympienne s'arrête là...



Et pourtant... Les chiffres parlaient largement en faveur des Champions de France. L'OL arrivait, en effet, au stade de la Route de Lorient fort de 9 matchs sans défaite en championnat, remportant même les 4 derniers. Mieux, cela faisait 6 saisons que les Olympiens n'avaient plus connus de revers en terre rennaise. Oui, mais voilà, la défaite à Bruxelles mardi dernier est passée par là. Et soudain, le doute semble, on ne sait trop pourquoi, s'être installé dans les têtes lyonnaises.

Et pourtant... Les hommes de Paul Le Guen, qui reconduisait intégralement l'équipe de mardi, démarraient le match dans le bon tempo. Après une première alerte sur les buts de Puydebois, qui sortait au-devant de N'Guéma avant que Müller ne repousse définitivement le danger (8'), Govou (9') puis Elber (12' et 15'), venaient ainsi inquiéter l'excellent Petr Cech. Bref, la domination était plutôt lyonnaise et c'était somme toute logiquement que Malouda ouvrait le score suite à bon travail de Réveillère, relayé par un centre de Govou (22').



L'OL semblait prendre le match par le bon bout et tout laissait à penser qu'il allait se diriger vers une nouvelle victoire à l'extérieur. Seulement, les Rennais, en mal de points, ne l'entendaient évidemment pas de cette oreille et Arribagé, deux minutes seulement après l'ouverture du score, sonnait la révolte bretonne en trouvant le chemin des filets d'une reprise sur corner, que Réveillère, sur la ligne, ne parvenait à repousser (24').

Cette égalisation rapide avait le don de transcender les Rennais qui, dès lors, se lançaient toutes voiles dehors à l'assaut des buts olympiens. Barbosa, par deux fois (28,29'), tentaient sa chance et faisaient passer quelques frayeurs dans les rangs des Champions des France. Diatta (31'), puis Didot (33'), ensuite, accentuaient la pression... Et l'OL éprouvait les pires difficultés à donner la réplique, même si Malouda, servi par une majestueuse transversale d'Edmilson, se retrouvaient en excellente position mais ne cadrait pas sa frappe devant Cech (35').



Cette occasion, malheureusement ratée, était bien l'un des rares rayon de soleil dans un ciel breton menaçant pour les Lyonnais. Des Lyonnais d'ailleurs de plus en plus fébriles défensivement qui allaient, assez logiquement, encaisser un deuxième but. Et Berthod, perdant un ballon un peu bêtement devant N'Guéma, d'apprendre que la moindre erreur se paie cash au plus niveau. Dans la foulée, en effet, l'attaquant breton servait Frei sur un plateau, qui trouvait l'ouverture face à un Puydebois bien malheureux, déviant le ballon dans ses filets après que celui-ci eût touché le poteau (39'). Et cette action de confirmer que les montants, après la transversale et le poteau de Luyindula face à Strasbourg et Anderlecht, ne sont plus vraiment du côté des Gones depuis une semaine...

Et comme tout allait mal pour les coéquipiers de Müller, Diarra, juste avant la, pause, récoltait deux cartons jaunes en l'espace d'une minute (42') et regagnait prématurément les vestiaires pour laisser ses coéquipiers à 10 pendant toute la deuxième mi-temps.



Une deuxième mi-temps guère plus réjouissante pour l'OL, malgré les entrées successives de Caçapa (45'), Carrière (57') et Dhorasoo (70'), à la place respectivement de Müller, Berthod et Malouda, pour un schéma misant tout sur l'offensive. En infériorité numérique, les Lyonnais ne réussissaient pas, en effet, contrairement au match contre Strasbourg, à trouver des solutions et leurs rares opportunités, une tête d'Elber (57') puis une tir de Govou (66'), n'inquiétant pas vraiment Cech.

En face, contrecoup logique d'une tactique ultra-offensive, des boulevards s'ouvraient aux hommes de Boloni. Edmilson, malgré une nouvelle brillante prestation, et Caçapa avaient beau se démener derrière, ils ne pouvaient pas vraiment endiguer les offensives bretonnes. Frei ne gênait pas pour en profiter et inscrivait un joli troisième but d'une reprise de volée après un tir de Monterrubio repoussé par Puydebois (75').



Ce but signait inexorablement la fin des espoirs olympiens. Juninho avait beau tenter de rallumer la flamme sur une bonne percée suivie d'une frappe aux 20 mètres (76'), le coeur n'y était, en effet, plus vraiment côté lyonnais. Les Bretons pouvaient alors dérouler et tenter de jolies choses, comme une volée pour N'Guéma (79') ou encore une reprise en pleine course de Jeunechamp (82'). Elber signait tout de même la dernière occasion du match d'un plat du pied frôlant le cadre (87'), mais la désillusion était belle et bien au bout pour l'OL qui aura rarement été aussi à la peine cette saison et qui encaisse d'ailleurs, pour la première fois, plus de deux buts dans une rencontre.



Les séries lyonnaises prennent donc fin sur les bords de la Vilaine, mais, peut-être plus inquiétant, l'élan lyonnais s'est visiblement brisé depuis la dernière trêve internationale. La semaine complète de préparation qui attend désormais les Gones avant la réception de Metz, vendredi, ne sera sans doute pas de trop pour tenter de repartir de l'avant et retrouver tout le panache des premiers jours de novembre qui avaient dévoilé le potentiel exceptionnel des Champions de France. Des jours que l'on espère revoir très bientôt...







T.L.
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