masculins / Monaco 2 - OL 1

Un rocher bien trop dur

Publié le 23 avril 2006 à 23:07 par SR

Quand il ne reste plus que le championnat, et que les dés sont jetés…Quand il ne reste plus que le trophée à (re)soulever, dans 4 journées… Qu’est-ce qui peut bien alimenter la soif de (du) Lyon… Pour l’emporter, dans l’adversité… et ne jamais lâcher.

Inspiré, nos Gones n’ont pas baissé de régime et l’enjeu est dorénavant mathématique. Et si ce 5ème titre enregistre l’Olympique Lyonnais dans le livre des records, dans la légende, Lyon à d’autres pages à marquer de sa griffe : Le plus petit nombre de défaite à l’extérieur, nombre de victoires en championnat, de points… l’écart avec le second.
Les Monégasques, de leurs côtés, n’ont regrettablement pas les mêmes soucis de luxe arithmétique et souhaitent en finir avec cette saison 2006 loin de leurs espérances. Guidolin, entraîneur de l’ASM depuis 6 mois, entrevoit dans l’Equipe être présent l’année prochaine malgré le bilan indigne du groupe de la principauté publiant seulement 3 victoires en 2006 (6 nuls et 6 défaites).

Mr Garibian sifflait le coup d’envoi auquel faisait défaut Juninho chez les Lyonnais et Vieri, Meriem et Zikos côté monégasque. Dans la première demi-heure, cette opposition de style ne donnait rien de croustillant à se mettre sous la dent si ce n’était cette reprise de Malouda, trop excentrée au second poteau, qui concluait une sublime séquence de passes lyonnaises entamé 1 minutes plus tôt (17’).
La demi-heure passée, les monégasques ouvraient le score sur un travail de Di Vaio pour Chevanton. Réveillère n’avait que retardé l’ouverture du score en bloquant la frappe de Di Vaio qui filait au but quelques instants plus tôt. Les attaquants monégasques avaient usé du hors-jeu et étaient maintes fois rappelés à l’ordre par Mr Garibian. Ce coup-ci, l’Italien avait formidablement bien anticipé le départ de Chevanton, à la limite du hors-jeu. L’Uruguayen n’avait plus qu’à devancer la sortie de Coupet pour inscrire son 6ème but de la saison (33’).
1-0, c’était le score à la mi-temps. Nino avait pourtant tout donné pour revenir au score mais il était un poil trop court pour reprendre le centre de Réveillère de la tête (39’) ou échouait sur Roma après s’être faufilé dans la défense locale (41’).

Au retour du quart d’heure de repos, Réveillère restait aux vestiaires, par précaution. Müller faisait son entrée et Caçapa se replaçait à droite de la défense.

Il fallait attendre les prolongations pour voir Roma aller chercher le cuir au fond de ses filets quand Carew bénéficiait d’un talentueux travail de Tiago pour sauver l’honneur avant le coup de sifflet final de Mr Garibian (94’).
Auparavant, Chevanton avait envoyé un corner sur la tête de Maicon qui remisait devant le but où l’étincelant Di Vaio fusillait Coupet à bout portant (57’). Mené 2 à 0, les Gones n’acceptaient pas la défaite, à l’image de Cris, qui remuait le milieu de terrain adverse un peu trop rassuré.
Pourtant, ni Malouda d’une frappe à 40 mètres (61’), ni Govou d’un shoot puissant ou d’un tir enchaîné suite à un corner en retrait ne parvenaient à tromper la vigilance de Roma (86’). Les Lyonnais ne passaient pas loin du K.O quand Maicon s’enfonçait dans la défense Olympienne avant d’armer (76’), ou sur cette balle de match de Di Vaio dans les derniers instants (92’)… Heureusement, Coupet s’interposait à chaque reprise et Carew, entré en lieu et place de Fred (65’), sauvait l’honneur.

Ce but mettait l’accent sur les ambitions lyonnaises en cette fin de saison et récompensait la nette domination des Gones. Ce qui laisse présager 3 bonnes rencontres à venir. On pense bien évidemment au derby, à Lille et au Mans, pour que la fête soit belle. Quand il n’y a que l’amour…L’amour du travail bien fait.
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