masculins / OL 2 - Ajaccio 1

Un sacre pour l'histoire

Publié le 09 mai 2005 à 11:59 par R.B

[IMG5496L]Comme un symbole ! Après tant de souffrances endurées, il a placé sa tête victorieuse pour offrir le quatrième titre aux siens. <b>Claudio Cacapa </b>s'est laissé porter par le bonheur communautaire avant de regarder longuement le ciel. Ce croyant a communié alors à sa façon. Il était le seul brésilien de l'OL à ne pas avoir inscrit du but cette saison. Au moment le plus important… il l'a fait. C'était son cinquième but en championnat sous le maillot olympien... synonyme ensuite d'autres émotions... et bien évidemment de constats à la hauteur de l'événement...

Comme un symbole ! Après tant de souffrances endurées, il a placé sa tête victorieuse pour offrir le quatrième titre aux siens. Claudio Cacapa s'est laissé porter par le bonheur communautaire avant de regarder longuement le ciel. Ce croyant a communié alors à sa façon. Il était le seul brésilien de l'OL à ne pas avoir inscrit du but cette saison. Au moment le plus important… il l'a fait. C'était son cinquième but en championnat sous le maillot olympien. Dans un match aux contours incertains, les Lyonnais sont venus à bout de ces Corses toujours menacés de relégation… Les Gones sont allés chercher leur quatrième titre de rang sur leur pelouse et Gerland a pu exprimer son bonheur sans débordement exagéré. Ce sera

pour la réception de Nice au soir de la 38ème journée.



De débordements, il y en eut avec les manifestations de joie sans retenus des joueurs olympiens. Juninho s'est retrouvé en slip ; Cris torse nu. Ce gladiateur des temps modernes s'est véritablement « lâché ». Drapeau brésilien porté comme un étendard, il a franchi la fosse séparant la tribune Jean-Jaurès de la pelouse pour grimper parmi les spectateurs. Ce bisou à sa femme Tatiane était chargé d'émotion, nous rappelant celui de Jimmy Connors à sa compagne après un succès à l'US Open. Redescendu sur le rectangle vert, il a foncé en direction du virage nord. Il a pris un micro, changé d'oriflamme, enlevé son short… Cris était sur un nuage. Cacapa aussi et tous les autres… bien évidemment. Greg, Claudio, Juni et Sid, 4 titres en 4 saisons, ont montré qu'ils n'étaient pas blasés. Ceux un peu moins couronnés appréciaient sans compter. Quant à Abidal, Diatta, Cris, Nilmar, Frau… pour une première, il y avait matière à savourer. On a même reconnu sur la pelouse, Julien Viale et ses 44 minutes disputées en Gone cette saison avant son prêt à Reims. Julien signant, l'air de rien, son second titre en 2 ans.



Ce fut beau, d'autant que les Lyonnais étaient devenus depuis un bon bout de temps les favoris à leur propre succession. Mais pour écrire, enrichir un palmarès… ce sont les actes qui comptent. Il faut au fil des rencontres, des semaines, des mois, des saisons… répondre présent. Contrairement aux 3 précédents sacres l'OL a fait la course en tête depuis quasiment le début de l'exercice. Le chasseur affamé s'est transformé en chassé impavide laissant toujours une distance respectable avec ses poursuivants. Les coéquipiers de Coupet l'ont souvent déclaré : « soucions nous d'abord de nous, de notre jeu et tout devrait bien se passer ». Cela pourrait ressembler à de la suffisance dans la bouche de certains. Dans celle des Olympiens, ce n'est simplement que de l'assurance ; celle d'un costaud qui le sait ; celle d'un champion au comportement exemplaire sur et en dehors du terrain.



Le club du président Jean-Michel Aulas, en signant un 4ème titre de rang, a rejoint dans l'histoire hexagonale St-Etienne et Marseille, 2 monstres du passé plus ou moins récent. Patiemment, intelligemment, ce jeune quinquagénaire a franchi les étapes pour se stabiliser, pour évoluer… pour gagner, voire dominer comme cette saison. Il y aura toujours des esprits chagrins pour affirmer qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Foutaises ! Les matchs, il faut les gagner ; les buts, il faut les mettre ; les différences, il faut les faire… au delà de la puissance que confère un budget. Et puis arrêtons un instant, aussi, avec ces ailleurs qui ne sont pas obligatoirement meilleurs.



Les bilans définitifs seront établis au soir de la 38ème journée. On espère, par gourmandise, d'autres buts, d'autres victoires, d'autres envolées avant des vacances bien méritées en sachant si Paul Le Guen sera ou non présent le jour de la reprise. L'OL vient d'écrire une nouvelle page de sa légende personnelle. Mais l'histoire… ne s'arrête jamais. Celle du futur est chargée de rêves à atteindre… sur son propre sol, pour enfiler seul la tunique de champion à répétition ; sans nier ses ambitions sur le Vieux Continent, prochaine étape affichée d'une autre grandeur. En attendant, savourons à sa juste mesure ce 8 mai 2005.



R.B

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