masculins / Monaco - OL J-1

Un sommet royal sur le Rocher princier

Publié le 17 février 2005 à 16:46 par R.B

[IMG2788L] « Aussi important pour eux que pour nous… ». Finalement l'avis de Grégory Coupet sur ce choc au sommet entre Monégasques et Lyonnais résume à merveille les enjeux de la rencontre. Je veux me rapprocher de toi… je souhaite te distancer un peu plus… telles sont les pensées des deux protagonistes sous le regard attentif des Lillois, Marseillais et Auxerrois, tous en déplacement ce week-end. « Et de toute façon, le championnat ne sera pas terminé au soir de cette 26ème journée… »

« Aussi important pour eux que pour nous… ». Finalement l'avis de Grégory Coupet sur ce choc au sommet entre Monégasques et Lyonnais résume à merveille les enjeux de la rencontre. Je veux me rapprocher de toi… je souhaite te distancer un peu plus… telles sont les pensées des deux protagonistes sous le regard attentif des Lillois, Marseillais et Auxerrois, tous en déplacement ce week-end. « Et de toute façon, le championnat ne sera pas terminé au soir de cette 26ème journée… » affirme à l'avance Juninho. En un mot comme en cent, pour lever les bras en vainqueur, il faut être certain de ne pas être rattrapé ! Avouons cependant que les Olympiens prendraient un sérieux ascendant psychologique sur tous les autres prétendants au titre s'ils venaient à l'emporter au stade Louis II.



Ce « big match » est aussi le début d'un sacré triptyque pour l'équipe princière et pour la formation championne de France. Demandez ce copieux programme ! Le choc de l'hexagone d'abord… le 1/8ème de finale aller de la Champions League (à Eindhoven et à Brême), ensuite… et le derby pour finir ; Nice d'un côté… les Verts de l'autre. Cela n'effraie pas le gourmand Eric Abidal. «Nous sommes préparés physiquement pour jouer tous les matchs à fond ; pas question de gérer… nous jouons toujours pour l'emporter ». Justement comment passer l'écueil du Rocher, en sachant que les 4 derniers voyages en Principauté se sont soldés par autant de défaites avec 11 buts encaissés et 2 marqués ? L'OL, en pleine bourre, a une puissance physique sans rivale dans ce championnat.

Cette force collective annihile ou détruit les intentions adverses. Il y a la vitesse, la qualité du banc, l'esprit de corps, l'abnégation, l'envie, la jeunesse, l'expérience, le talent particulier de l'un ou de l'autre. Une course d'Abidal, une intervention de Cris, une poussée d'Essien, une r�cupération de Diarra, un arrêt de Coupet, un coup franc de Juninho, une inspiration de Wiltord, une frappe de Bergougnoux… le coaching de Paul Le Guen… des possibilités tactiques… Le retour de Cacapa… L'OL peut et sait tout faire.



Et Monaco ? Avec le départ l'été dernier du trio Rothen, Giuly, Morientes, Didier Deschamps a tâtonné un peu avant de trouver sa formule idoine. Aujourd'hui, cela donne là aussi une superbe écurie de course aux succès. Attention au grand Adebayor, qui avait tant contrarié Cris au match aller, en point de fixation devant. Le jeune togolais a pris une belle envergure cette saison. A ses côtés, Kallon et Saviola sont des artistes réalistes, 17 des 34 buts monégasques. Au milieu, la circulation est réglée par le duo Zikos-Bernardi ; derrière, il y a les pattes d'Evra et de Maicon ; la complicité des internationaux Givet et Squillaci. Enfin dans la cage, Roma le placide peut sortir à tout moment l'arrêt qu'il fallait à l'instant T.



Lorsque les artistes vont sortir en pleine lumière sous les projecteurs de Louis II, ce sera donc la piste aux Etoiles annonçant, on le souhaite, une soirée de gala dont ne connaît pas le programme en détails. Des buts ou non ? Une course poursuite ? Une domination sans partage ? A chacun sa mi-temps ? Un match bloqué ? Allez savoir… Sur le banc, 2 jeunes chefs d'orchestre, doués pour la baguette, doivent bien avoir une petite idée. Avec eux les fausses notes sont rares ; il y a aussi plus de silences que de soupirs ; plus de partitions pour un ensemble que de mouvements pour solistes… Au loin les yachts, les limousines, les lumières de la Côte, les terrasses face à la mer, le Palais princier, les premières odeurs du printemps vont servir de cadre majestueux à ces débats tant attendus. A quelques pas des Casinos, les paris sont ouverts … qui va faire sauter la banque ? A moins que tout ceci ne se termine royalement par un nul en forme de belle affaire pour les Lyonnais. Ensuite, il sera temps de récupérer en suivant à distance les résultats des poursuivants ambitieux. Et direction une autre mer nettement plus au Nord pour un joli tour d'Europe… avant le fameux derby qui bouclera la semaine du Vert.



R.B