masculins / Rennes 0 - OL 2

Un succès presque parfait !

Publié le 24 novembre 2007 à 19:26 par BV

C'était presque le match idéal, l’attaque ayant bien fonctionné, la défense parfaitement contenu les tentatives rennaises, Ben Arfa encore fait des siennes. L'OL a effacé l’image qu’il avait laissée il y a deux semaines face à l’OM et conservé 3 points d'avance sur Nancy en tête de la L1.

A trois jours d’une rencontre décisive pour son avenir européen face à Barcelone, l’affaire était belle. Mais, car il y a malheureusement un "mais" et une ombre au tableau, la sortie sur civière de Karim Benzema a quelque peu refroidi l'enthousiasme lyonnais. Touché dans un choc avec Bruno Cheyrou, l’international français a rejoint les vestiaires à peine cinq minutes après la mi-temps, grimaçant. Inquiétant... Dans les jours qui viennent, l’état de sa cuisse droite sera à n’en pas douter l’objet de tous les regards.

Auparavant, les Lyonnais avaient fait l’essentiel pour pouvoir se passer en fin de rencontre de leur meilleur buteur, durant une première période que les Rennais ont traversé sans réellement inquiéter Rémy Vercoutre. Le portier lyonnais accompagna sur sa barre un corner direct de Sorlin (14e) et Fanni n’attrapa pas le cadre (21e).

Le reste du temps, les joueurs d’Alain Perrin pressèrent haut pour annihiler les assauts bretons. Pourtant, au coup d'envoi, l’entraîneur lyonnais devaient composer avec les suspensions de Cleber Anderson et Fabio Santos, le manque de rythme de Toulalan (le moins que l'on puisse dire est que cela ne s'est pas vu !) et l'accumulation de matchs de Sidney Govou. Avec Matthieu Bodmer, reculé dans l’axe de la défense, et un milieu de terrain composé de Toulalan, Källström et Juninho, le bloc lyonnais étouffa complètement la formation de Pierre Dréossi et ne tarda pas à se mettre à l’abri. Après seulement 5 minutes de jeu, Hansson accrocha Benzema à la limite (?) de la surface et Juninho inscrivit son 6e but de la saison toutes compétitions confondues (5e) (0-1).
A l’entrée ou à l’extérieur de la surface ? Par la suite, Monsieur Enjimi équilibrera la balance en privant les Lyonnais d’un pénalty pour une main d’Edman (18e) puis oublia d’expulser le Suédois pour une faute en position de dernier défenseur sur Sidney Govou (64e). Bref...

Et comme face à Stuttgart, la délivrance vint d'un éclair de génie d'Hatem Ben Arfa. Au sortir d’un dribble dont il est coutumier à l’entrée de la surface, l'attaquant lyonnais catapulta le ballon sous la barre de Pouplin (23e) (0- 2).
On pourrait même chipoter en constatant que l’écart aurait pu être bien plus important car, par la suite, les Lyonnais ne se contentèrent pas de gérer leur avantage. Toto Squillaci vit sa talonnade être déviée par Hansson (15e). Pouplin boxa les tentatives de Juninho (18e) et Benzema (37e), puis capta les frappes de « Juni » (40e) et Ben Arfa (42e). D’un retourné puis sur un centre de Govou, Karim Bnezema ne cadra pas (39e et 43e).

Un peu moins enlevée que la première, la seconde période permit tout de même aux Rennais de ne pas rendre une copie vierge, grâce surtout à un Sylvain Wiltord archi-motivé face à ses anciens coéquipiers. « Nino » contraignit Vercoutre à s’employer (49e, 58e et 60e). Dans un grand soir, le portier lyonnais repoussa également la frappe puissante de Marvaux (65e). En toute fin de match, Briand dévissa sa tentative puissante (90e).

La soirée aurait donc été parfaite pour les Lyonnais si Bruno Cheyrou n’avait pas renvoyé précocement Benzema aux vestiaires (58e). Fred le suppléa poste pour poste mais enleva trop sa frappe, seul devant Pouplin (50e), frappa à coté (85e) puis manqua de vitesse lancé en profondeur (88e).

La seconde période s’écoula doucement, Alain Perrin ménageant Sidney Govou et Juninho en prévision du match de mardi. Les Rhodaniens vont désormais basculer en "mode Europe" afin d'aborder au mieux ce qui s'apparente à un véritable seizième de finale aller de Champions League, avant le retour à Glasgow. Rendez-vous est bien pris !
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