masculins / OL - Lens J-1

Une affiche pour l’honneur

Publié le 08 mai 2007 à 20:00 par BV

Depuis le 4 mai 2002 et un inoubliable succès 3 buts à 1 en « finale » du championnat 2002, les rencontres entre Lyonnais et Lensois charrient immanquablement leur lot de souvenirs. A n’en pas douter, ce nouvel opus ne dérogera pas à la tradition.

« Ce sera de manière nostalgique le rappel du premier titre de l’Olympique Lyonnais, confie le Président lyonnais Jean-Michel Aulas. Pour les deux derniers matchs à domicile, il y a aura doublement la fête. Il y aura du spectacle sur le terrain mais également après, avec une énorme surprise qui va emballer tout le monde ».

Cinq ans après le succès à l’origine de la mainmise ininterrompue des Rhodaniens sur la Ligue 1, la réception du Racing Club de Lens trouve donc un intérêt tout particulier au croisement des dimensions festives et sportives. « Un titre s’honore par la qualité du déployée, livre Gérard Houllier. Contre Lens, il faudra jouer pour la victoire ».

Cela tombe bien ; depuis le début de l’exercice, l’OL apprécie accueillir son dauphin. Après ses succès éclatants à Marseille (4-1) et à Lens (4-0), le club rhodanien rencontrera son plus proche poursuivant pour la troisième fois de la saison. Mercredi soir, il ne sera pourtant point question de superstition mais d’honneur. Histoire de confirmer une fois encore, si besoin en était, que, malgré un hiver difficile, il demeure le maître incontesté du football hexagonal. « C’est un match primordial pour eux. Même si on n’a plus la pression du résultat, il faut donner une belle image, prévient François Clerc. Il faudra être à fond tout le temps ». Et faire montre de la même volonté qu’au Parc des Princes. « Jusqu’au-boutistes », presque rabat-joies, lorsqu’ils égalisèrent, pour l’honneur, dans les ultimes secondes, face à un PSG en grand besoin de points, les champions de France ont prouvé qu’ils ne cèderont rien jusqu’au terme de la saison. « On est dans un bon état d’esprit » révèle François Clerc, rapidement relayé par son entraîneur : « on a pu voir contre le PSG que l’on ne lâche rien ». De toute évidence, cet OL version 2006/2007 ne manque pas de caractère ! Pour peu que leur amour propre se mêle au désir d’occuper le haut du classement des matchs retours… Un succès face à Lens leur permettrait en effet de se rapprocher de la tête d’un des rares classements qu’ils ne dominent pas encore (au classement des matchs retour, l’OL est actuellement en quatrième position avec 25 points. Toulouse est en tête (28pts). Suivent Bordeaux (27pts) et Rennes (27pts)).

L’autre intérêt de cet affrontement relève plus de l’éthique. Il y a un an presque jour pour jour (le 6 mai 2006), la formation olympienne fortement remodelée sombrait à Lille (4-0) lors de l’avant-dernière journée du championnat, soulevant une litanie de critiques. « Il faut être champion jusqu’au bout » souligne le latéral droit lyonnais. « C’est un faux débat » rectifie Gérard Houllier qui n’aura cette fois-ci que bien peu de choix au moment de composer son attaque. Les absences de Sylvain Wiltord, malade, de Fred, blessé, et de Milan Baros, suspendu, le contraindront à titulariser Karim Benzema aux côtés de Florent Malouda et de Sidney Govou.

En revanche, une bonne nouvelle pour l’entraîneur rhodanien : Juninho a retrouvé le chemin des filets. Face au PSG, le Brésilien a inscrit son onzième but de la saison, son premier depuis le mois de février. Face à Lens à Gerland, Il affiche le bilan éloquent de cinq buts en autant de rencontres. Si Juni confirme ses bonnes aptitudes face au RCL, et l’OL sa « maniaquerie » à dominer son rival lensois (le RCL reste sur sept défaites et un nul lors de ses huit dernières visites entre Rhône et Saône pour un bilan de 17 buts encaissés pour seulement trois marqués !), la fête pourrait bien être totale mercredi soir.
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