masculins / OL - Sochaux J-1

Une affiche pour prendre de l’élan

Publié le 23 février 2007 à 20:00 par BV

Bien intercalée entre un très attendu déplacement à Rome en huitièmes de finale de la Ligue des Champions et un non moins passionnant derby face à l’AS Saint-Etienne, la réception de Sochaux pour le compte de la 26e journée souffrirait, à n’en pas douter, d’un déficit d’exposition médiatique si elle ne mettait pas aux prises les première et quatrième équipes du classement.
Alors que les spécialistes du ballon rond analysent encore le match nul et vierge ramené par les Olympiens de la ville éternelle et leurs chances de succès lors du match retour, c’est presque en catimini que se présenterait à Gerland la formation doubiste. Presque… Sur le site internet du FC Sochaux Montbéliard, Alain Perrin prévient : « C'est en quelque sorte notre rendez-vous européen ».

La tâche ne sera pourtant pas aisée pour les coéquipiers de Jérôme Leroy qui ne sont pas parvenus cette saison à dominer une seule des trois équipes occupant le podium de la Ligue 1, s’inclinant contre Lens à deux reprises, puis contre l’OL. Seul point pris face aux « ténors » du championnat : un match nul et vierge à domicile contre Lille. C’est tout le contraire d’une formation lyonnaise qui ne semble jamais aussi forte que face à un de ses rivaux au classement. « Il s’agit d’un match très important car le titre passera par des victoires contre nos concurrents directs » confie Gérard Houllier. Cette saison, l’OL a successivement dominé Lens, Lille deux fois, Sochaux et Marseille, soit ses quatre plus proches poursuivants.
L’historique des Sochaliens à Gerland ne plaide guère plus en leur faveur. Trois points pris sur vingt-sept possibles lors de leurs neuf plus récentes visites entre Rhône et Saône en Ligue 1, une dernière victoire dans l’antre lyonnaise remontant au 23 mars 1992 : les Sochaliens devront forcer leur nature pour ne pas rentrer une nouvelle fois bredouilles de leur voyage dans la capitale des Gaules.

Il leur faudra également retrouver une réussite offensive loin de leurs bases quelque peu égarée. Ils n’ont en effet inscrit qu’un seul but en déplacement en championnat depuis près de trois mois, subissant, à l’image de l’OL la dureté de l’hiver. C’est bien là un des points communs entre les deux formations : à l’instar des champions de France, les Sochaliens ont également connu leur traversée du désert, ne remportant pas la moindre victoire durant un délicat mois de janvier. L’onde de choc médiatique fut pourtant moindre. Tout comme l’OL, Sochaux reste sur une victoire probante, face au Mans. Tout comme l’OL, la réaction est encore bien trop fragile pour évoquer une guérison complète. Sochaux n’est pas encore redevenu la formation automnale qui avait engrangé six victoires en huit rencontres, passant de la treizième à la quatrième place, mais les lionceaux demeurent bien vivaces, capables de reproduire une performance identique à celle délivrée lors du match aller. Sur une pelouse gorgée d’eau, il avait alors fallu un but de Sylvain Wiltord plein d’opportunisme pour faire la différence. Samedi, l’ancien Gunner effectuera son grand retour, depuis sa blessure contractée il y tout juste un mois. La convocation de Karim Benzema constitue l’autre bonne nouvelle dans les rangs rhodaniens. Ces « deux renforts très attendus » par l’entraîneur lyonnais permettront à quelques stakhanovistes de souffler un peu. Au repos donc Sidney Govou, Sébastien Squillaci ou Tiago. « Il y aura de la fraîcheur » assure Houllier.

Alain Perrin ne peut quant à lui pas se permettre tant de coupes franches dans son groupe. Seuls Sène, Daf et Quercia, blessés, manqueront à l’appel. En revanche, l’ancien Parisien Laurent Leroy revient après manqué la rencontre face au Mans en raison d’une grippe. A ses côtés, Jérémy Bréchet retrouvera pour la première fois sur sa route un club avec lequel il remporta deux titres de champion de France.

A travers cette affiche, la dernière à Gerland avant le huitième de finale retour de la Ligue des Champions, c’est très naturellement le jeu déployé par les Gones et leur capacité à faire la différence à domicile qui seront scrupuleusement épiés, à seulement dix jours de la réception de l’AS Rome. « C’est une rencontre qui vaut plus que trois points de par son contenu et son enjeu, confirme Gérard Houllier avant de rappeler la volonté de ses joueurs de faire un pas supplémentaire vers l’objectif numéro un », le championnat. Quelle qu’en soit l’optique, les Rhodaniens seraient bien inspirés de signer leur troisième succès d’affilée en championnat. Une performance qui leur éclaircirait singulièrement l’avenir.
Sur le même thème