masculins / OL 7 - Werder Br� 2

Une démonstration ébouriffante

Publié le 08 mars 2005 à 23:17 par R.B

[IMG4916L]Les Lyonnais ont passé la seconde couche sur le dos des Allemands du Werder. ET quelle couche! Ils ont laminé le peu d'espoir restant avant ce 1/8ème retour. L'affaire était pliè après 8 minutes de jeu et pendant 90 minutes les partenaires de Govou ne relâcheront leur démonstration pleine de réalisme. Les Olympiens peuvent attendre le tirage au sort des 1/4 de finales en tout tranquillité... Gerland a vécu une sacrée soirée grâce à ce groupe qui allie tous les ingrédients pour aller toujours plus loin dans ce qu'il entreprend...

A Lyon, stade de Gerland, OL 7 Werder 2 Brême (mi-temps : 3 à 1) ; temps : frais; spectateurs : 38 922; pelouse : bon état; arbitre : M. Ivanov (Russie)



OL: Coupet – Diatta, Cris (puis Clément 62ème), Abidal, Berthod, Diarra, Juninho, Essien, Govou (cap) (puis Frau 73ème), Wiltord (puis Nilmar 67ème), Malouda



Werder Brême: Reinke, Stalteri (puis Davala 75ème), Ismaël, Pasanen, Magnin, Baumann (cap), Valdez, Ernst, Micoud, Klose (puis Borowski 46ème), Klasnic (puis Fahrenhorst 68ème)



Buts: pour l'OL, Wiltord (8ème, 54ème, 63ème), Essien (17ème, 29ème), Malouda (60ème), Berthod (79ème sur pénaltu). Pour le Werder, Micoud 31ème), Ismaël (56ème sur pénalty).



Avertissements: pour l'OL, Berthod (32ème), Malouda (65ème). Pour le Werder, Klasnic (32ème), Valdez (65ème)





2 000 supporters allemands ont bravé les intempéries et le score du match aller pour venir encourager leurs Verts. Si ça, ce n'est pas de l'amour… nous ne comprenons plus rien aux sentiments indéfectibles! Mais cette démonstration d'affectio sera-t-elle suffisante pour aider le Champion d'Allemagne sortant à réaliser un exploit majuscule ? A priori non. Il y a une limite au miracle… Cette affaire est donc très mal engagée pour les copains de Micoud… reste maintenant à sortir la tête haute de la compétition. Assurément, on peut faire confiance aux Brêmois pour donner du fil à retordre aux Champions de France.



Ces Champions de France restent sur 2 défaites de rang dans 2 compétitions différentes. Pour la forme, il serait souhaitable de se qualifier, bien sûr, en retrouvant aussi le chemin du succès. Comment y parvenir ? Paul Le Guen a décidé de replacer Essien en milieu de terrain. L'activité, la dimension physique, la puissance de feu du Ghanéen sont certainement redevenues une nécessité dans cette partie du terrain aux yeux de l'entraîneur olympien qui a certainement envie de limiter l'élaboration des actions adverses à hauts risques. Ces dernières semaines, Coupet a dû sortir en effet très souvent ses gants de prestidigitateur pour éviter des désagréments « supplémentaires ». Abidal, en attendant le retour de Cacapa, retrouve Cris dans l'axe et Berthod, le côté gauche de la défense. Avec son trio du milieu reconstitué, il n'y a plus que 3 places devant pour Wiltord, Malouda et Govou.



N'ayant plus rien à perdre… les visiteurs vont regarder droit devant eux. Sus à l'ennemi… dans le sillage du capitaine Baumann, dans les airs et à terre, le Werder veut que Gerland soit un enfer pour les locaux. La volonté d'accord, mais dans les faits ? Et bien, ces Verts auront été bien tendres, lourds, sans folie, ni agressivité… Wiltord en profitant , à la limite du hors jeu, pour ouvrir le score sur un caviar de Malouda. 8 minutes de jeu à peine… l'affaire était un peu plus pliée, d'autant qu'Essien sur un somptueux numéro de funambule de Govou côté droit doublait la mise d'une frappe croisée à la limite de la surface de réparation, profitant de la feinte de Malouda qui lui ouvrait le chemin du but. Le Ghanéen filait vers le banc et tombait dans les bras de Paul le Guen. 2 à 0 en 17 minutes, les Allemands n'y étaient pas avec une défense mal en point et pas du tout en harmonie de pensée. Vous en voulez la preuve ? L'arrière garde se mélange les crayons en essayant de se dégager, « Mike » Essien récupère l'offrande ; s'enfonce comme un affamé dans l'espace libre, évite le gardien Reinke et met tranquillement le troisième à la 29ème minute de jeu. Circulez, il n'y a plus rien à voir et "Mike" a encore pris quelques euros supplémentaires sur le marché des transferts!



Où sont les Champions d'Allemagne ? Ils ont mis une tête sur la barre de Coupet par le grand Ismaël ; ils ont essayé de jouer par les côtés avant de centrer… mais cela manquait terriblement d'envie. Certes Micoud profitait d'une remise de Cris pour tromper Coupet (31ème). L'enfer était lyonnais avec ce milieu de terrain absolument incroyable de présence et cette capacité olympienne à passer d'une situation de récupération à une situation offensive. 3 à 1 à la mi-temps, le spectacle était au rendez-vous, au-delà de nos espérances.



Pas le temps de se demander ce qui allait se produire. Juninho dans une clameur extraordinaire tirait un coup franc largement à côté (48ème) ; et cette clameur allait reprendre quand Govou, après une récupération de Malouda, servait idéalement Wiltord pour le quatrième but (54ème). Le festival continuait… même pas terni par Ismaël marquant sur pénalty; Diatta ayant accroché Ernst (56ème). 60 secondes plus tard, Essien était contré à bout portant par Reinke sur une nouvelle passe d'un très bon Govou. 3 minutes de répit et Malouda, côté droit, balançait, juste devant la surface de réparation, un pétard laissant le gardien adverse pantois. Et de 5 ! Cris pouvait laisser sa place à Clément… Essien reculant aux côtés d'Abidal dans l'axe de la défense. Changement et nouvelle action d'éclat de Govou qui centrait à la perfection pour la troisième réalisation de Wiltord. Incroyable !



Il y avait bien une tête allemande juste à côté du poteau droit de Coupet ; Nilmar remplaçait Wiltord ; Gerland faisait la fête à Paul Le Guen avant que Nilmar ne se fasse accrocher dans la surface. Pénalty... et le geste symbolique témoignant du merveilleux étât d'esprit de cette remarquable équipe lyonnaise saute alors aux yeux des 39 000 spectateurs. Juninho laisse le ballon à l'excellent Berthod qui marque ainsi son premier but chez les professionnels (79ème). Tout simplement beau… Le match s'achèvera aux chants d'une Marseillaise et autres slogans ; Gerland fera la Ola et Coupet sortira de sa cage pour un numéro d'équilibriste dont il a le secret. Les Lyonnais étaient depuis très longtemps en quarts de finale. Mais, ils l'ont fait tout au long de ces 90 minutes à la manière des grandes équipes. Ils ont véritablement laminé le peu de résistance allemande dans une soirée, une nouvelle fois inoubliable. Merci pour cette démonstration… et ces 27 buts en 8 rencontres. Les Gones ont plus que jamais la meilleure attaque de la Champions League. Ils peuvent attendre tranquillement le tirage au sort des ¼ de finales. Pas sûr qu'il y ait beaucoup de candidats souhaitant tomber sur eux !



Statistiques:



Corners OL: 4

Corners Werder: 6

Hors jeu OL: 8

Hors jeu Werder: 2

Coups francs OL : 20

Coups francs Werder : 11

Tirs cadrés OL : 9

Tirs cadrés Werder : 6

Tirs non cadrés OL : 4

Tirs non cadrés Werder : 10

Coupet arrêts : 7



Fautes commises : Essien, Diatta et Juninho 2 ; Malouda, Govou, Cris, Abidal, Clément et Frau 1.



Fautes subies : Malouda 5 ; Juninho et Diarra 4 ; Essien 3 ; Abidal, Cris, Diatta et Clément 1



Essien à la loupe : 27 passes à destination ; 2 manquées ; 4 tirs pour 2 buts ; 3 fautes subies ; 2 fautes commises ; 5 têtes ; 8 interceptions. 15 ballons joués vers l'avant ; 4 derrière et 8 latéralement.



R.B



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