masculins / OL - Le Mans J-1

Une finale en jeu et bien d’autres enjeux

Publié le 16 janvier 2007 à 18:31 par BV

La réforme de la Coupe de la Ligue à l’aube de la saison 2006/2007 n’y a rien changé : depuis sa refonte en 1995, la plus jeune des coupes hexagonales constitue le plus court chemin pour rejoindre la Coupe de l’UEFA.

Si les Lyonnais, habitués à découvrir l’Europe en première classe, n’ont cure d’une telle passerelle, ils l’ont cette saison érigée en objectif majeur, désireux de ne pas manquer l’opportunité de s’octroyer un nouveau trophée, le premier dans une épreuve à élimination directe depuis leur succès en 2001. « On a envie d’aller au Stade de France afin de ramener des trophées à notre public » confie ainsi Florent Malouda, relayé par Gérard Houllier. « On est aux portes d’une finale. On va aller la chercher même si c’est avec les dents ».
Après avoir éliminé Nancy en quarts de finale, les Lyonnais seraient donc bien inspirés d’imiter les Lorrains, victorieux au Stade de France en 2006 après avoir disputé toutes leurs rencontres à domicile. « On a la chance de pouvoir recevoir en demi-finale. C’est une opportunité à ne pas manquer » concède le Guyanais.

Au-delà d’un trophée, c’est de l’expérience et de la confiance dans les compétitions à élimination directe que les joueurs de Gérard Houllier tenteront d’emmagasiner face au MUC 72. Histoire de ne pas se retrouver dépourvus le printemps européen venu. Au cœur d’un mois de janvier en forme de répétition avant les joutes continentales du printemps 2007, cette demi-finale constitue la seconde étape d’un calendrier qui offre aux Lyonnais trois tours de coupe en quinze jours (et quatre en vingt-cinq jours en cas de qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France face à Laon samedi 20 janvier). Une connaissance des matchs-couperet sur laquelle les Manceaux pourront s’appuyer, forts d’une demi-finale de Coupe de la Ligue en 2006, battus sur la pelouse de Nancy 2 buts à 0.

Autre source de motivation pour les Olympiens : renouer avec le succès après leur revers au Stadium de Toulouse et « recommencer à faire tourner les compteurs ». Faisant écho à Florent Malouda, Gérard Houllier y voit « une bonne mise sur orbite ». Devant une formation lyonnaise invaincue à domicile cette saison, les Manceaux ne pourront pas compter sur un quelconque relâchement des quintuples champions de France. « Je crois que cette défaite va être très salutaire » confie l’entraîneur olympien. Piqués au vif après leur seconde défaite de la saison, Cris et les siens doivent retrouver une dynamique de victoire afin de passer dans les meilleures conditions un hiver souvent fatal aux plus ambitieux. Nantis de 8 points d’avance au solstice d’hiver lors de la saison 2003/2004, l’AS Monaco avait ainsi perdu la tête de la Ligue 1 au profit de l’OL au soir de l’équinoxe de printemps, avant un épilogue vierge de tout trophée.

Pour rallier Saint-Denis pour la seconde fois de leur histoire (la finale de la Coupe de la Ligue 1996 s’était tenue au Parc des Princes), les Rhodaniens pourront s’appuyer sur un historique face au MUC largement à leur avantage. Les joueurs de Frédéric Hantz ont en effet essuyé 5 revers en autant de confrontations face aux Lyonnais, pour un bilan de 15 buts encaissés contre 2 marqués. Leurs deux dernières visites à Gerland se sont soldées par des défaites 2 buts à 0 (saison 2003/2004) et 8 buts à 1 (saisons 2005/2006).

Les Lyonnais devront en revanche se méfier du caractère aléatoire et magique inhérent à toute compétition à élimination directe. Une glorieuse incertitude des coupes qui a permis aux Manceaux de se dépasser pour se hisser dans le dernier carré, écartant au passage Lens (3 – 1) puis Sochaux à Bonal (2 – 1), respectivement 2e et 4e de la Ligue 1. Autre motif d’inquiétude pour Rémy Vercoutre : le jeune Mamadou Samassa, un temps douteux, sera bien de la fête pour suppléer le Brésilien Grafite, absent en raison d’une lésion du tendon d’Achille.
Du côté de Tola Vologe, l’infirmerie ne désemplit pas. Karim Benzema, Grégory Coupet et Sylvain Wiltord manqueront ainsi à l’appel. Des absences dont pourraient bénéficier Loïc Rémy et Rémy Vercoutre pour humer le si particulier parfum de la coupe.

En ce mois de janvier 2007, le temps n’est plus à la tergiversation. « On a semé en début de saison et c’est maintenant qu’il faut récolter » révèle Florent Malouda. Une ambition que corroborent les souvenirs de son entraîneur. « J’aime bien la Coupe de la Ligue. En Angleterre, je l’ai gagnée deux fois révèle l’entraîneur lyonnais. Ce fut le premier trophée d’un triptyque (Coupe de la League, FA Cup et Coupe de l’UEFA 2001) »…