masculins / OL - FCGB

«Une grande part d’improvisation»

Publié le 19 octobre 2013 à 08:00 par R.B

Alex Lacazette est certainement une des satisfactions lyonnaises de ce début de saison… Tour d’horizon avec l’attaquant olympien devenu incontournable comme en atteste son temps de jeu… et son apport dans le collectif de l’OL…

 13 minutes en 2009-10 puis 194 (2 buts), 2 205 (10 buts), 2 768 (4 buts). Le temps de jeu atteste indubitablement de sa progression. Alex n’est plus le gamin qui avait débuté contre l’AJA le 5 mai 2010. Il en est déjà à 1 242 minutes sur 1 350 possibles (15 matchs).

Il a toujours été titulaire sauf pour la réception du FC Nantes où il était suspendu. Mieux même, il a quasiment joué toutes les rencontres dans leur intégralité. « C’est encourageant pour la suite de la saison. En marquant, j’ai déjà égalé mon total de buts de l’exercice précédent et dans le jeu je progresse un peu plus à chaque match ». Titulaire indiscutable ? « Mon temps de jeu est là. Le coach compte sur moi. Il me le répète souvent ; le club aussi. Je me dois d’avoir un comportement irréprochable. Je dois aider l’équipe. J’ai pris conscience de tout cela ».

Alex donne toujours cette impression de facilité avec le ballon dans les pieds. Il a ce côté insaisissable, imprévisible. Bernard Lacombe dit de lui : « tu sais qu’il va se passer quelque chose quand il a le ballon ». L’attaquant lyonnais le dit autrement. « Il y a une grande part d’improvisation dans mon jeu en fonction de la situation. J’essaie par exemple le plus souvent possible de me retourner et d’aller vers l’avant. C’est mon rôle… J’aime les créateurs comme Messi, Ronaldo… J’ai envie de créer… ». Et ce côté ‘‘pourrait en faire plus’’ qu’on lui a reproché ou reproche encore ? « Mais, on me le reprochait déjà tout petit. C’est mon attitude qui fait dire cela aux gens. Je pense avoir progressé. A New-York, cet été j’ai discuté avec Thierry Henry. Cela m’a servi.  Il m’a dit des choses, donné des conseils. Cela m’a aidé et aussi conforté. Quand tu discutes avec lui, c’est respect… On se sent tout petit face à lui. Il a tout gagné ».

Si on est en confiance, il y a peu d’équipes qui peuvent nous battre. Avec le retour de certains cadres, il n’y a pas de raison pour que cela ne marche pas

Autre sujet avec le numéro 10 olympien, son positionnement sur le terrain. A gauche, droite ou au centre ? Il l’a déjà dit,  il joue où l’entraîneur décide de le mettre en sachant qu’il préfère la position axiale qu’il occupait avant le retour de Bafé  Gomis. «Dans l’axe, c’est différent du couloir parce que tu es souvent de dos dans les duels. Face à la Real Sociedad,  j’ai vu ce que c’était la LDC ; le haut niveau. Intéressant et cela donne envie de progresser pour passer un cran au-dessus. Quand je joue à gauche, je m’adapte à mon défenseur. Je peux aussi déborder, mais s’il me laisse la possibilité de rentrer, je rentre… ». Percutant, imprévisible, Alex provoque souvent les fautes adverses. Au point d’en rajouter, de chercher un penalty ? « Je tombe rarement quand il n’y a pas faute. Disons que dans 95% des cas, elles y sont… »

  Alex n’a pas plus été retenu par Didier Deschamps depuis la tournée estivale. Il n’en ressent pas pour l’instant de l’amertume. « Je serais déçu si j’estimais que mon rendement le mérite. Ce n’est pas le cas en ce moment. Il n’est pas encore suffisant. Je me dis que si je continue de travailler et d’être un des meilleurs à mon poste, le sélectionneur sera « obligé » de me prendre. Le statut d’international ? J’ai vécu une belle expérience cet été. J’ai joué deux fois en équipe de France. Mais le statut, il est pour celui qui est appelé régulièrement et qui joue ».

 A l’OL, il joue. Il a ce statut de titulaire. Il est même devenu un cadre malgré ses 22 ans. Il traverse avec ses partenaires une période difficile qui n’empêche cependant pas de regarder l’avenir avec optimisme. « Ce n’est pas la meilleure des périodes surtout que j’ai déjà connu avec l’OL des jours plus agréables. Avec la trêve internationale, on a du temps pour bosser et se remettre en ordre. Je suis confiant dans nos qualités. Si on est en confiance, il y a peu d’équipes qui peuvent nous battre. Avec le retour de certains cadres, il n’y a pas de raison pour que cela ne marche pas. Bordeaux ? Oui, j’ai confiance… ». Une équipe girondine où il connait les jeunes Saivet et Poundje. Les jeunes ? « L’époque est différente  par rapport à la mienne. Quand j’ai commencé à jouer en pro, il y avait plus d’anciens. J’étais intimidé… Là, il y a plus de jeunes et ils n’ont pas de raison d’être timides. Suis-je un grand frère ? Si c’est le cas, c’est naturel. Je ne surjoue pas. Et puis, je m’entends bien avec tout le monde. C’est peut-être plus simple d’aller vers moi ».

Source : Tribune OL


A voir aussi

- Procurez-vous le maillot Domicile et le flocage "Lacazette" sur la boutique en ligne
- Toutes les infos sur la rencontre OL - FCGB, dimanche à 21h
- Le classement avant la 10ème journée
Venez à Gerland pour assister à la prochaine rencontre de l'OL (OL - FCGB)

Sur le même thème