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Une journée à Magny-Cours

Publié le 28 juin 2009 à 19:50 par SC

Superleague Formula Magny-Cours

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Le soleil illumine le circuit de Magny-Cours. Entre les semi-remorques rutilant des écuries circulent les amateurs de course automobile. Le maillot de l’Olympique Lyonnais est dignement répandu qu’il soit jaune fluo ou blanc. Il arrive largement en tête du hit parade.

Sylvie vient de Nevers à quelques kilomètres du circuit. Casquette vissée sur la tête, lunette noire elle patiente devant le stand où s’affairent les mécaniciens qui préparent la voiture de l’Olympique Lyonnais. « Je suis heureuse, l’Olympique Lyonnais près de chez nous. Viens à nous. Même si c’est de la course automobile c’est l’OL qui est-là. » Elle s’interrompt, le pilote de l’OL arrive en combinaison rouge et bleue. Elle reprend : « heureuse de voir l’OL dans cette compétition qui rassemble d’autres grands clubs européens. Encore une fois Lyon est la première équipe à être présente. Je suis fière. »
Le bruit est assourdissant, les moteurs hurlent. Le staff s’active, la première manche part dans 45 minutes. Jean-Michel Aulas arrive. « Je suis ému d’être ici et de voir mon club représenté en Superleague. Emu car je me souviens de mes débuts lorsque la CEGID sponsorisait Alain Prost qui alors était sur Maclaren. » Les supporters sont impatients et réclament poliment une dédicace du président de l’OL. « Cette compétition prouve que le football et le sport automobile peuvent faire bon ménage. » Les 18 voitures pénètrent sur le circuit et prennent place sur la case de départ. Nelson et la voiture de l’OL sont en avant dernière ligne en 15ème position. A côté de lui, la voiture siglée Milan AC. Derrière l’AS Roma et FC Midtjylland. Devant chaque véhicule, de charmantes hôtesses, celle qui est devant la voiture de Nelson Panciatici recueille tous les suffrages. Il se concentre sur sa course. Se désaltère abrité par un parapluie que son manager lui tient. Il est calé dans sa coque. Nous sommes à 3 minutes du départ. Jean-Michel Aulas casque radio sur la tête converse avec lui.

11h top départ pour 45 minutes. Rapidement les voitures de Corinthians et Liverpool s’échappent. L’OL est dans le peloton, mais Nelson glisse rapidement sa voiture à la 10ème place. Liverpool prend la tête et ne là lâche plus. L’Olympiakos sort de la piste et abandonne. Nelson rétrograde victime de problèmes de boîte de vitesse. Il termine en 13ème position. Liverpool gagne la première manche devant Tottenham qui réussit le meilleur tour en course. Complète le podium Anderlecht.
Nelson, les cheveux en bataille a du mal à cacher sa déception. « Ma boîte de vitesse m’a joué un mauvais rôle. Il faut vraiment que les mécaniciens solutionnent le problème pour la seconde manche si non je vais vivre à nouveau 45 minutes de galère. » Jean-Michel Aulas l’écoute et compatit.

Pour la seconde manche à 14h, la voiture de l’OL sera en 3ème ligne avec l’Atletico Madrid. En première on trouve : les Glasgow Rangers avec l’Olympiakos. En seconde l’AS Roma et le FC Porto dont le paddock jouxte celui de l’OL.
La seconde manche est prévue à partir de 14H. Il fait toujours aussi chaud. La température des pneus des voitures monte à 80°. Les voitures se rangent du la ligne de départ. Nelson est en 3ème ligne. Le tour de chauffe est lancé. Les feux passent au vert, la course est partie une nouvelle fois pour 45 minutes. Rapidement Nelson se fait dépasser dans les lignes droites. Le diagnostique immédiat de Michel Leconte patron de l’écurie, les yeux rivés sur ses écrans : « son moteur manque de puissance. Il ne peut qu’assurer. Le châssis est bon. » Au fil de la course à contre cœur il rétrograde. En tête la bataille fait rage entre le Milan AC et l’Olympiakos. Eindhoven abandonne, puis l’AS Roma. Après 45 minutes de course le drapeau à damiers se baisse sur la victoire du Milan AC devant l’Olympiakos et le surprenant FC Bâle. L’Olympique Lyonnais termine une nouvelle fois 13ème. Nelson sort de son cockpit fatigué mais surtout très déçu : « j’ai fait tout ce que j’ai pu, mais la puissance était absente, quelle déception. » Nelson passe tout de suite à un débriefing avec son équipe qui le rassure. Il se désaltère il fait très chaud. Dans la voiture c’était une fournaise. Jean-Michel Aulas a assisté à cette seconde manche dans le paddock en regardant les écrans. « C’est toujours une déception de ne pas gagner quand on s’engage dans une compétition. On est là pour apprendre. Nous sommes décidés tardivement à entrer dans cette Superleague du coup nous avons récupérer notre moteur tardivement. » Le président est assailli par des photographes qui veulent un cliché de lui à côté de la voiture. Il poursuit : « on voulait être les premiers à s’inscrire dans cette épreuve et faire des émules, des clubs français se disent intéressés. »

Michel Leconte conclut en regardant l’écran des statistiques et la télémétrie : « c’est bien la puissance du moteur qui est en cause, il faut maintenant déterminer pourquoi. Nous avons deux semaines avant le prochain Grand Prix à Zolder pour tout régler. Mais on peut dire que nous avons un très bon pilote qui n’a fait aucune faute. »

15h15 la Super-finale se dispute les trois premiers de la première manche contre les trois de la seconde sur 15 minutes. Liverpool et son pilote espagnol Adrian Valles remporte le Grand Prix de Magny-Cours.
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