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Une journée européenne à Brême

Publié le 22 février 2005 à 16:20 par RB

[IMG4730L]A 10h 25, l'Airbus 321 de la Compagnie Air Méditerranée quitte le tarmac de Lyon Saint Exupéry. Il grimpe dans les nuages. Une montée rapide pour se rapprocher du ciel. L'OL, sans son président, est en route vers son 117ème match de Coupe d'Europe et son 10ème voyage en Allemagne....

A 10h 25, l'Airbus 321 de la Compagnie Air Méditerranée quitte le tarmac de Lyon Saint Exupéry. Il grimpe dans les nuages. Une montée rapide pour se rapprocher du ciel. L'OL, sans son président, est en route vers son 117ème match de Coupe d'Europe et son 10ème voyage en Allemagne. Il a d'abord fallu dégivrer la carlingue de l'avion pour assurer un décollage sans problèmes… les joies d'un hiver rigoureux. Avant de s'asseoir, Eric Abidal, Karim Benzema et Hatem Benarfa ont serré la main de tous les passagers ; un moment plutôt sympathique. 90 minutes plus tard d'un vol sans histoire conduit de main de maître par le commandant Tardif, la délégation française se posait dans le Nord d'Allemagne, soit à près de 1 000 kms de sa base d'origine. Il y avait du blanc dans la région lyonnaise ; il y a aussi des tâches de neige dans la capitale du Länder. La température n'est guère plus agréable avec un thermomètre refusant de quitter le 0. Cela caille, mais pas question de décourager les journalistes locaux qui ont attendu en nombre les Gones. Le ballet des micros et caméras s'anime dès l'arrivée dans l'aéroport. Les chasseurs d'autographes se régalent, d'autant que les Olympiens se montrent disponibles. En attendant la sortie des bagages, la musique occupe les oreilles ; Salsa pour Abidal ; Zouk pour Benzema ; un peu de tout pour Berthod ; de la drôle de Zouk pour le Guyanais Malouda…



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En 10 minutes tout est réglé ; direction pour les uns le bus aux couleurs lyonnaises qui avait fait la route plusieurs heures avant ; pour les autres, un autocar plus discret. Dans quelques instants, Paul Le Guen et Sidney Govou répondront aux questions de la presse. La course contre la montre commence. Margrit, le guide de la presse française, livre les derniers « potins » concernant le Werder. « Ismaël aurait dit que les Lyonnais ne savaient à quel point son équipe était forte. Un Ismaël que les supporters adorent, alors qu'ils trouvent Johan Micoud trop fier… » . Les trams de toutes couleurs tournent presque à vide. « C'est l'heure du déjeuner… ». Margrit, la Brêmoise, vante les mérites de sa ville. « Vous allez découvrir une très belle ville ; et je veux que vous le disiez en rentrant en France. Elle a beaucoup souffert de la guerre en étant détruite à plus de 60%... ». L'autocar franchit un pont sur la Weser pour rejoindre la vieille ville où est situé l'hôtel des joueurs. Un regard vers la somptueuse Place du marché, la grande statue de Roland De Roncevaux ; il y a l'Hôtel de Ville, la Cathédrale St-Pierre, 2 monuments inscrits sur le patrimoine de l'UNESCO. A quelques pas, une petite rue serpente entre de vieilles bâtisses. C'est la rue des Tonneliers, jadis rue des artisans, avec la célèbre clef, emblème de cette ville hanséatique, qui se trouve de partout. En quelques instants, les différents visages de la Cité vous saute aux yeux. Sa richesse aussi avec de grandes demeures bourgeoises. La Mer du Nord n'est plus là ; elle s'est éloignée au fil des ans. La ville est située simplement au fond de l'estuaire de la Weser. Quant au port, il faut monter un peu plus au Nord pour le trouver sous le nom de Bremerhaven ; il est le deuxième port allemand derrière Hambourg. On devine son activité avec ses 1 000 bateaux par an et ses innombrables marchandises chargées ou déchargées.



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Quelques flocons essaient de se frayer un chemin dans le froid et le vent. Ils ont bien du mal à exister. La conférence de presse a pris du retard. A 13h 20, Paul Le Guen et Sidney Govou s'installent enfin sur l'estrade pour répondre aux questions des médias. Rien de bien original cette fois ci, si ce n'est cette question posée à Sidney à propos de sa récente paternité qui pourrait le transcender sur le terrain mercredi soir et lui donner envie de marquer un but en le fêtant de façon particulière. Le capitaine lyonnais avoua qu'il n'y avait pas pensé. Une demi-heure plus tard, micros et stylos étaient rangés. Direction l'hôtel pour écrire les premières lignes de la journée. Le long du trajet, un panneau indique la direction du stade dont on devine au loin les éclairages. Un énorme moulin se dresse à quelques mètres des rues piétonnes ; un moulin qui a servi jusqu'en 1950. Puis surgit la gare centrale, classée monument historique. Tout est allé très vite. Dans quelques heures direction le stade pour la conférence de presse de Thomas Schaaf, le coach des Verts, puis à 17h 30, les Lyonnais viendront reconnaître la pelouse pour leur dernier entraînement avant le match. Le froid sera un peu plus au rendez-vous. La nuit aura enveloppé les bords de la Weser. Il sera temps d'envoyer les ultimes nouvelles d'Allemagne avant de grignoter un bout… le petit déjeuner fait figure de très vieux souvenir. Puis selon l'humeur des uns et des autres, la rencontre Eindhoven – Monaco pourrait servir d'apéritif à celle des Gones demain…



R.B à Brême

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