masculins / Stage à Tignes

Une montagne d'efforts

Publié le 04 juillet 2013 à 15:18 par SC

A Tignes, à chaque jour son épreuve...Après les réveils musculaires, le biathlon, le triathlon des autres jours, c'est le Col de l'Iseran qui se dressait sur la route des Lyonnais...Un sommet à 2 770 mètres d'altitude, 11 km de pente raide, un oxygène rare...Bref, une montagne à gravir...

Alors que le 100ème Tour de France a été lancé il y a quelques jours, les joueurs lyonnais s'attaquaient à leur cinquième jour de stage...une étape de haute-montagne. Le départ traditionnel du pont Saint-Charles était prévu à 10h. Après les recommandations et les encouragements de Robert Duverne, ils pouvaient commencer à donner les premiers coups de pédale. Pas le temps de temporiser, une forte pente les attendait dés les premiers mètres...et ce n'était que le début de 11 kilomètres de montée. Danic ou encore Malbranque, qui partaient dans l'inconnu, comprenaient vite dans quelle galère ils étaient. Un seul virage et le peloton avait déjà volé en éclats.

Mathieu Gorgelin ou Clément Grenier sont partis comme des fusées...difficile d'imagnier que ces deux-là tiendront ce rythme éffréne jusqu'au sommet du col de l'Iseran, et pourtant. Derrière, certains sont en souffrance. Les visages, entre grimaces et sourires, en disent long...le plaisir et l'envie de se donner à fond. D'autres n'ont pas été épargné par les problèmes mécaniques. Jérémy Frick, alors que le colosse réalisait une belle prestation sur son vélo, cassa sa chaîne. Lisandro, lui aussi, a connu quelques soucis avec sa monture. Mais les deux remettront la machine en route pour reprendre leur combat avec la pente.

Le sommet du Col de l'Iseran, culminant à 2 770 mètres d'altitude, attendait de pied ferme les Lyonnais. Quelques cyclistes étaient présents pour les accueillir, comprenant leur douleur et connaissant ces instants d'effort, durant lesquels chaque coup de pédale devient de plus en plus dur à mesure que le sommet s'approche et que l'oxygène se rarifie. Du souffle, Gorgelin en a. Des jambes aussi. Le portier lyonnais a réalisé, à l'image de son début de stage, une très grande performance...un festival de tout juste 50 minutes. Quelques secondes de récupération et Mathieu était déjà apte à livrer quelques mots : "Je me sens pas mal, mais cela a été dur. Je préfère le vélo à la course. Je me fait plus plaisir et dans l'effort, c'est plus facile. C'est la première fois que j'arrive premier".

Malbranque, Grenier, Lopes ou encore Gonalons lui emboîteront le pas très peu de temps après. "Max", qui n'a pas vraiment le physique d'un coureur cycliste, a privilégié le psychologique pour gravir la pente : "J'y vais tout au mental puisque avec mon gabarit...". Tout en profitant des paysages grandioses, embellis par le soleil et la neige, ceux déjà arrivés pouvaient attendre et encourager leurs coéquipiers. Un réel esprit d'équipe et de solidarité étaient clairement perceptibles, dans un de ces moments, où chaque mot, où chaque geste d'un partenaire peuvent redonner un second souffle et suffisamment d'énergie pour soulever des montagnes.Tous sont allés au bout de la montée...et au bout d'eux-mêmes.

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Montée du Col De L'izeran

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