masculins / OM 1 - OL 4

Une semaine magnifique !

Publié le 08 novembre 2003 à 14:24 par Tom.L

Quelle semaine ! L'OL vient de connaître huit derniers jours absolument fabuleux avec une démonstration écrasante, 5-0, face à Nice, une victoire de prestige, 2-1, à Munich et en point d'orgue le festival réalisé ce soir à Marseille pour un succès net et sans bavure 4 buts à 1. N'en jetez plus, l'OL évolue sur des bases vertigineuses depuis quelques temps, à l'image de sa prestation au Vélodrome. Et voilà les Gones seuls deuxièmes désormais avec trois points d'avance sur leur adversaire du soir. Seul Monaco, leader à trois longueurs, semble pouvoir encore suivre la cadence infernale imposée par l'OL !







L'OL est sur un nuage en ce moment, et rien ne semble pouvoir l'y en faire redescendre. Pourtant, la rencontre de ce soir sentait le piège. Marseille, même peu en verve depuis quelques temps, était encore invaincu dans son antre du Vélodrome. Mieux encore, les hommes d'Alain Perrin avaient tout simplement remporté leurs six premiers matchs à domicile. Seulement une statistique fleurait bon pour l'OL. La dernière série semblable des Sudistes, datant de 1999, avait été interrompu par un nul, 0-0, réalisé par... l'OL.



Bref, tous les voyants étaient au vert pour les Champions de France. Il ne leur restait plus qu'à dompter l'OM et ses 60 000 supporters. Pas évident, mais quand on a gagné à Munich quatre jours plus tôt, plus rien n'est impossible. Pas même une véritable démonstration infligée à de décevants Marseillais. D'ailleurs l'entame de match ne trompait pas. Les Gones, positionnés dans un traditionnel 4-5-1, trouvaient tout de suite le bon tempo. Dès la 6e minute, Govou, très affûté ce soir, était lancé par Elber pour un face à face avec Runje, mais Skacel, bien revenu, gênait l'attaquant lyonnais qui butait sur le portier croate.



Qu'à cela ne tienne, l'OL et Sidney Govou insistaient, avec bonheur, puisque Luyindula reprenait le centre en retrait du "14" rhodanien, majestueusement lancé par Edmilson au départ de l'action, et Elber, déviant le ballon du haut de la cuisse, ouvrait le score (19') ! Le scénario s'écrivait idéalement pour les Champions de France, mais ils n'avaient pas vraiment le temps de savourer puisque, dans la foulée, Van Buyten égalisait sur un corner mal dégagé par la défense lyonnaise (20').



Le match démarrait sur des bases supersoniques et, à vrai dire, le spectacle ne faisait que commencer. Le ballon circulait, en effet, à 100 à l'heure dans les pieds des 22 acteurs, mais c'était bel et bien l'OL qui en faisait le meilleur usage, à l'image de ce raid de Berthod, conclu par une jolie frappe, bien détournée par Runje (30'). Et il était dès lors logique de voir les Gones reprendre l'avantage au tableau d'affichage, grâce à un but de Péguy Luyindula, qui à l'image de toute l'équipe, évolue à niveau exceptionnel depuis un mois. L'attaquant lyonnais, au premier poteau, reprenait, en effet, un coup-franc de Juninho côté droit et trompait Runje d'une tête décroisée (38').



Cette fois les Gones semblaient à l'abri d'un retour de l'OM d'autant que, juste après son premier but, Luyindula en inscrivait un second, refusé cependant pour un hors-jeu au départ de l'action (39'). Mais les hommes de Paul Le Guen continuaient à jouer de l'avant et, malgré une réaction de Mido plaçant une lourde frappe dans le petit filet (43'), gratifiaient même ses 1500, bruyants, supporters qui avaient fait le déplacement, d'une action tout simplement magnifique. Il ne restait plus qu'une minute à jouer avant la pause lorsque Juninho récupérait un ballon dans le rond central et alertait Malouda sur la gauche qui, en première intention, trouvait Govou dans la surface pour une reprise de volée en pleine course, détournée comme il le pouvait par Runje (44'). Une action splendide donc, qui reflétait en fait parfaitement toute la virtuosité lyonnaise dans cette rencontre.



L'avantage des coéquipiers de Müller à la pause était donc tout sauf usurpé, mais il allait désormais leur falloir tenir face à Marseille et son environnement toujours particulier. D'ailleurs, dès l'entame, les coéquipiers de Van Buyten poussaient et Johansen n'était pas loin de reprendre, au point de penalty, un centre de Meriem (46'). Et la pression phocéenne s'intensifiait encore. Sur l'une de ses nombreuses montées, Van Buyten obligeait même Coupet à détourner de la main un vicieux centre-tir (54').



Mais, après ces quelques frayeurs l'OL ne laissait plus son adversaire approcher de sa surface. A ce moment là, en effet, les Gones plaçaient un terrible coup d'accélérateur et imposait complètement leur mainmise sur la partie. Il ne fallait d'ailleurs attendre que 30 secondes après l'occasion du défenseur belge pour voir Govou venir inquiéter Runje (54'), puis Berthod, décidemment impressionnant pour un Gone de 19 ans, placer une frappe au-dessus (55'). Cette fois, les Marseillais étaient complètement dépassés et Luyindula parachevait cette domination en catapultant, des 20 mètres, un tir dans les filets de Runje, après un superbe travail de Malouda (58').



La démonstration lyonnaise prenait une ampleur presque humiliante pour Marseille qui tentait bien de réagir, mais Coupet lui enlevait ses dernières illusions en même temps qu'il détournait une tête de Mido au ras du poteau (65'). Ainsi, malgré quelques nouvelles opportunités, par l'intermédiaire de Pérez notamment, le club phocéen ne reviendrait plus et l'OL pouvait tranquillement dérouler. Carrière, entré en jeu à la place d'Elber, manquait même d'alourdir le score, suite à bel enchaînement contrôle-tir (85'). Ce n'était toutefois que partie remise puisque, sur un ultime contre lyonnais, Juninho y allait de son petit but, comme une bonne habitude depuis... 5 rencontres (!), mettant ainsi fin au calvaire des Marseillais.





La fête était totale et les Champions de France, regroupés comme un seul homme, témoin du formidable état d'esprit qui souffle sur le groupe rhodanien, s'en allaient, une fois retenti le coup de sifflet final, saluer leurs fantastiques supporters, dans une parfaite communion. L'OL a désormais quinze jours pour savourer cette semaine extraordinaire qui l'a vu faire un grand pas vers les 8e de finale de la Ligue des Champions, exploser la meilleure défense du championnat et reléguer loin derrière, au classement comme dans le jeu, un concurrent direct en championnat. Le tout en confortant sa solidité en défense, la meilleure de L1, en devenant également l'attaque la plus prolifique et en ajoutant à son palmarès un huitième match consécutif sans défaite ! Vous avez dit irrésistible ?!







T.L

Sur le même thème