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V … comme Vercoutre

Publié le 27 juin 2006 à 15:13 par BV

C'est l'heure de l'ABECEDAIRE. Une lettre et un mot par jour. Place aujourd'hui au V... comme Vercoutre.

Second gardien dans les buts lyonnais derrière l’impérial Grégory Coupet, Rémy Vercoutre aura disputé 4 matchs cette saison pour un total de 322 minutes (120 contre Nantes, 90 contre Rosenborg, 22 contre le PSG et 90 contre Lille).

Le natif de Grande-Synthe qui avouait sa frustration « de ne pas avoir remporté le titre l’an dernier » se réjouit de « pouvoir poser ce trophée sur sa cheminée ». Un 3e titre de champion de France amplement mérité pour un joueur quotidiennement exemplaire. Tout supporter assidu de Tola Vologe aura ainsi été frappé par la volonté et la détermination mises dans chacune de ses séances avec Joël Bats. Dans son sillage, Juninho impressionne par sa motivation et son application à frapper inlassablement des coups francs, Sylvain Wiltord étonne par son incroyable refus de la défaite dans les oppositions et Grégory Coupet fait montre d’une inaltérable énergie dans l’effort et les exercices physiques. A l’image de « Juni », « Nino » ou « Greg » le portier formé à Montpellier symbolise parfaitement l’opiniâtreté d’un groupe qui déteste perdre.

Grand animateur d’un vestiaire qui vit bien, Rémy Vercoutre enchante par sa joie de vivre et son sens du spectacle : « Je suis toujours impliqué dans la vie du groupe ». Ses coéquipiers dans le bus ou dans l’avion, les 20 000 supporters venus les acclamer place des Terreaux, tous lèvent les mains lorsque Rémy s’empare du micro pour s’exclamer : « Je veux voir toutes les mains en l’air ». S’en suit une chaleureuse ovation à son partenaire Sidney Govou. « Govou, Govou, Govou » entonne une assistance aux anges. A ses côtés pour égayer le vestiaire, Mahamadou Diarra multiplie les rôles d’acteur pour endosser tour à tour les habits du râleur invétéré ou d’Isabelle aux improbables perruques, Eric Abidal, le perroquet, chambre sans cesse sous les rires de ses partenaires et Cris, tout en démesure et en exubérance, laisse quant à lui s’exprimer pleinement et sans retenue son caractère festif et joyeux. A l’image de « Djila », « Abi » ou « Le Policier », l’ancien Montpelliérain symbolise idéalement la fabuleuse ambiance qui règne au sein du groupe lyonnais.

[IMG40702#R]Un groupe qui va bien au-delà du « 11 type ». Comme en atteste sa performance face au PSG, Rémy Vercoutre a parfaitement su répondre aux attentes placées en lui lorsque Grégory Coupet, agressé par Bueno, était contraint de laisser sa place. Auteur de plusieurs parades décisives, il permit aux quintuples champions de France de remporter une impressionnante victoire de prestige au lendemain d’un sacre historique.
Dans son sillage, Pedretti, Fred et ses 17 buts, Carew et ses 15 buts, Clerc et son éclosion fulgurante, Wiltord et ses 14 buts ou Govou et ses 6 passes décisives, auront parfaitement alterné entre titularisations et présences sur le banc pour prouver leur capacité d’adaptation ainsi que la largesse et la qualité d’un effectif sur lequel Gérard Houlier se sera régulièrement appuyé pour appliquer son indispensable turnover. Abondance de biens ne nuit pas. A l’image de son saut sur son coach lors du but de Claudio Caçapa contre Nancy, Rémy Vercoutre symbolise superbement l’unité et l’osmose d’un groupe entièrement dirigé vers un objectif commun.

« Je dois montrer l'exemple » répète à l’envi ce grand animateur du banc. Un banc dont il a fait avec joie et motivation son terrain de jeu jusqu'à devenir un parfait symbole de ce fabuleux groupe olympien.


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