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Valette: "Cette finale de 76... un véritable gâchis!"

Publié le 06 janvier 2005 à 16:37 par R.B

[IMG2055L]Il y a des joueurs qui voient la Coupe de France de très près mais qui ne la soulèvent jamais. C'est le cas de <b>Robert Valette</b>, l'entraîneur actuel du groupe CFA de l'OL. En 71 et en 76, Robert s'est incliné en finale avec l'OL. Il considére l'échec de 76 contre Marseille comme un véritable gâchis. Aujourd'hui encore, il n'a pas besoin des images pour "revoir" ce mauvais souvenir...

Il y a des joueurs qui voient la Coupe de France de très près mais qui ne la soulèvent jamais. C'est le cas de Robert Valette, l'entraîneur actuel du groupe CFA de l'OL. En 1971, il était titulaire contre le Rennes de Marcel Aubour ; défaite 1 à 0 et remplacement à la 79ème minute de jeu par Lhomme. Cinq saisons plus tard, le Stade Yves du Manoir de Colombes a laissé sa place au Parc des Princes, Marseille est l'adversaire du jour et Robert, remplaçant au coup d'envoi, rentrera à la 74ème à la place de Maneiro. Les Phocéens avec Boubacar, Yazalde… s'imposeront 2 à 0. «Ce match, je considère avec le recul que c'est un gâchis. J'aurais toujours des regrets de l'avoir perdu. On s'y est mal pris dans beaucoup de domaines alors que quelques semaines auparavant on les avait battu ces Marseillais et que l'on avait pris un avantage pyschologique. Raymond Domenech avait joué avec une fracture du pied. Tu imagines ! Du coup, les gars en face se sont vite rendus compte qu'il n'était pas à son meilleur niveau. Boubacar, notamment, en a profité. Ensuite on pensait que Chemier allait garder la cage. Il était en super forme. Mai, c'est finalement Gilles De Rocco qui avait été aligné… On n'avait pas su préparer l'événement comme il le fallait. C'est une évidence, même si le plus important cette saison là avait été d'assurer notre maintien. Mais une finale de Coupe, tu la joues pour la gagner».



Robert n'a pas encore digéré cet échec. «Quand tu vois les autres soulever la Coupe, tu as la haine. Comment veux-tu que cela soit différent. Cela concerne ton club… Tu sais je n'ai pas besoin de revoir les images pour savoir comment s'est passée la rencontre… j'ai tout dans la tête ! Un très mauvais souvenir…». Sur la compétition en elle-même, l'ancien milieu de terrain des Gones avoue que ces matches sont toujours plus intéressants. «Ce sont des rencontres à enjeu. Elles ont un impact particulier. Quand tu gagnes cette épreuve, tu marques l'histoire… ».



Bon, on ne va pas l'énerver pour le reste de la journée ce bon Robert, d'autant qu'il est encore en convalescence après son opération de la hanche. «J'ai été opéré le 24 novembre ; je suis sorti de l'hôpital le 1er décembre et je me suis dit que je serais de retour 2 mois après. Je tiendrais parole. Cela tombe bien, le 29 janvier c'est le jour du derby ! Je ne serais pas sur le banc, mais j'assisterais au match. Le terrain ne m'a manqué pas parce que je connaissais la date de mon indisponibilité. Mais tout ceci est bientôt fini. Il faut juste que je récupère un peu de muscle autour du fémur… ». Et nous allons bientôt, de nouveau, entendre la «douce voix» du grand Robert sur les installations de Tola Vologe…



R.B

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