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Viry 0 - OL 2 : L'OL fait le métier

Publié le 08 janvier 2005 à 17:53 par SR/RB

Et au-delà de cette entrée en Coupe de France, c'est aussi le début de la deuxième partie de saison, celle qui s'achève par la remise des prix. Plus l'OL grandit et moins il se contente d'accessits. La culture de la gagne est désormais ancrée dans toutes les têtes olympiennes. Les différents trophées sont donc les bienvenus. Sans parler que cela ne servirait à rien d'avoir réalisé 5 premiers mois de folie pour se ratatiner les crampons les 5 derniers suivants ! <b>On ne retient que la fin</b>…[IMG4276L]

A Bondoufle, stade Robert Bobin, OL – Viry-Chatillon (mi-temps : ) ; pelouse : très grasse ; spectateurs : 10 000; temps : frais couvert; arbitre : M. Khendek (Bretagne)



Viry-Chatillon (CFA): Merigot – Gauduel, Anelka (Domo 73'), Antracic, Bangoura, C. Traoré (Walon 69'), Cenila, Beauvalet, Duplan, Dobi (cap).

Madelin (Meziane 80')

OL : Coupet – Réveillère, Essien, Cris, Abidal, Diarra, Juninho (Diatta 83'), Govou, Malouda (Gomez 87'), Frau, Nilmar (Bergougnoux 80').



Buts : pour l'OL, Juninho 28', Nilmar 65'

Avertissements : carton jaune : Cris (77')



Que sont venus chercher les Lyonnais à Bondoufle ? Tout simplement une qualification pour les 1/16èmes de finale de la Coupe de France. 22 jours après leur dernier match officiel contre Marseille, les partenaires de Sidney Govou, qui ont d'abord pris le temps de souffler un peu, de recharger leurs accus logiquement émoussés avant de retrouver les installations de Tola Vologe, reviennent à la compétition par le biais d'une épreuve autrefois très souriante au club des bords du Rhône. Les années 60-70 sont loin… les sourires se sont transformés depuis en grimaces … Cela changera bien un jour… Pourquoi pas cette saison comme le souhaite le président Jean-Michel Aulas.



Et au-delà de cette entrée en Coupe de France, c'est aussi le début de la deuxième partie de saison, celle qui s'achève par la remise des prix. Plus l'OL grandit et moins il se contente d'accessits. La culture de la gagne est désormais ancrée dans toutes les têtes olympiennes. Les différents trophées sont donc les bienvenus. Sans parler que cela ne servirait à rien d'avoir réalisé 5 premiers mois de folie pour se ratatiner les crampons les 5 derniers suivants ! On ne retient que la fin…



Alors puisqu'il faut bien reprendre un jour, autant que ce soit par un 1/32ème de finale de Coupe de France contre un club pensionnaire de CFA dont ne connaît pas grand-chose de son histoire. La lecture de son classement après 15 journées nous invitant même à une projection immédiate au prochain tour. La suffisance, absente du registre des hommes de Paul Le Guen, cette qualification passera tout simplement par l'envie de gagner, servie par ce professionnalisme dont on ne cesse de parler à propos des Gones.



Il est 15h. Ces matchs en diurnes ont du bon pour les anciens ; ils les ramènent au football d'autrefois! Et que dire de Robert Bobin, le nom de ce stade de Bondoufle. Robert Bobin fut en effet un grand du monde de l'athlétisme français. Directeur technique national, puis président de la Fédération de 87 à 93, il invite immédiatement, à travers ce stade, à l'effort sportif.



Wiltord, Clément, Caçapa et Ben Arfa restés à Lyon pour se soigner, Paul Le Guen orchestre son 11 de départ de la manière suivante : Coupet, pour son grand retour retrouve sa place dans les buts ; Charnière centrale Cris/Essien comme on avait pu le deviner à l'entraînement la semaine précédant la rencontre ; Nilmar prend place aux côtés de Frau en attaque pour palier l'absence de dernière minute de Wiltord ; le reste de l'équipe demeure sans surprise.



La surprise ? Elle a bien failli se pointer à la première minute du match lorsque Coupet et Essien, dans la confusion, dégageaient tant bien que mal un ballon en profondeur après maintes hésitations. Après un démarrage diesel, les Lyonnais rentrent petit à petit dans la rencontre avec un coup franc de Juninho sur la barre à la 8ème minute de jeu. Quelques minutes auparavant, Merigot s'était envolé sur un centre d'Abidal. Il y avait aussi Nilmar, bien servi par Malouda dans la surface de réparation, qui avait vu sa frappe détournée par le portier Merigot en corner. Sur l'action qui suivait, Cris plaçait une tête légèrement au dessus de la transversale, le match prenait de la vitesse. Du côté de Viry-Chatillon, le seul danger provenait d'un centre dégagé par Juninho à la 4ème minute, pile-poil sur le point de penalty de cette pelouse endommagée par la pluie et où les mottes d'herbes se font de plus en plus fréquentes au fur et à mesure de la rencontre.



Juninho, sur sa deuxième tentative transformait son coup franc et ouvrait la marque après 28 minutes de jeu. Le 3ème coup franc de la saison du brésilien après ceux marqués à Saint-Étienne et à Ajaccio, son 14ème à l'OL. Cette fois-ci, «Juni »crucifiait Merigot le gardien de but Virois. Quelques minutes plus tard, après avoir été buteur, Juni se transformait en passeur et c'est Frau qui bénéficiait de son excellent service. Il manquera l'occasion de donner un peu plus d'air aux olympiens en se faisant contrer par le portier des jaunes et noirs. C'est encore Juninho qui permettait à Govou de se retrouver face à face avec Merigot mais le capitaine lyonnais manquait son duel. Il faudra attendre la 44ème minute de jeu, sur corner dévié par Diarra, pour que Nilmar ne marque enfin, mais le but sera refusé pour une position de hors-jeu fort discutable.



Cela nous fait donc un score de 1 à 0 à la mi-temps dans une partie bien maîtrisée par les Lyonnais plus forts techniquement, tactiquement et se procurant bien plus d'occasions franches que leur adversaire. Coupet n'est intervenu que 3 fois sur des ballons aériens en première période, sans oublier cette action très délicate à la première minute de jeu. Les Virois défendent mais ne se montrent pas dangereux ; Les Lyonnais maîtrisent mais ne sont pas à l'abri…



En seconde période, Nilmar devait faire le nécessaire pour ne pas regretter les nombreuses occasions manquées ou le but refusé par M. Khendek. A la 65ème minute (enfin), sur un centre de Malouda, Nilmar parvenait à battre ce diable de Merigot de la tête et doublait la mise pour l'Olympique Lyonnais qui avait encore l'opportunité d'aggraver le score : Frau trouvant le poteau de la tête ; Abidal ne cadrait pas sa frappe ; Nilmar décalait Malouda mais ce dernier se trouvait hors-jeu ; Frau décalait Malouda toujours hors-jeu... 2 à 0 à 10 minutes du coup de sifflet final alors que Paul Le Guen initie ses trois changements en faisant rentrer Bergougnoux, Diatta et Gomez pour permettre à Nilmar, Juninho et Abidal de souffler. Le 10ème corner des Olympiens tiré par Bergougnoux ne changera rien au tableau d'affichage, la dernière frappe de Frau, trop croisée, non plus. Lyon aurait pu s'imposer plus aisément s'il n'avait pas manqué ses face-à-face par Frau, Nilmar ou Govou mais peu importe. En défense, les Gones n'auront pas vraiment été inquiétés si l'on comptabilise les 3 tirs non cadrés de Viry-Chatillon. Le club de CFA entraîné par l'ancien lyonnais Jean-Pierre Orts n'aura pas démérité sur cette pelouse abîmée, face au triple champion de France. La défense OL aura fait le nécessaire à l'image de Cris, qui aura été royal sur les quelques tacles qu'il aura eu à faire. Les 2 compères brésiliens Juninho et Nilmar, en marquant un but par mi-temps permettaient donc aux Lyonnais de passer ces 1/32èmes de finale de la Coupe de France.





Statistiques :



Corners pour Viry : 0

Corners pour l'OL : 10

Coups francs pour Viry : 13

Coups francs pour l'OL : 21

Hors jeu pour Viry : 1

Hors jeu pour l'OL : 8

Tirs cadrés pour Viry : 0

Tirs cadrés pour l'OL : 6

Tirs non cadrés pour Viry : 3

Tirs non cadrés pour l'OL : 10

Arrêts Coupet : 3



R.B/S.R





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