masculins / Pendant la trêve

Y comme... Yoyo

Publié le 30 juin 2007 à 10:00 par GG

C'est l'heure de l'ABECEDAIRE. Une lettre et un mot par jour. Mais quand arrive la lettre Y... il convient de se creuser les méninges.

Commençons par ouvrir le dictionnaire. Yaourt, rien à voir avec l’OL. Yankee, c’est du baseball. Yard, voilà un mot qui fait penser au football mais au football américain. Yacht, là il y a un petit rapport avec le ballon rond mais quand on évoque les bateaux de luxe, cela nous fait penser à Roman Abramovich, le président de Chelsea, et non à l’OL.

Les minutes passent et l’inspiration n’est toujours pas au rendez vous. Non décidément je ne vais pas m’en sortir. Je poursuis, Yen, unité monétaire du Japon, pas de chance la Peace Cup c’est en Corée du Sud et en Chine. Youpi, cri d’enthousiasme accompagné d’un geste exubérant. Tiens ça me fait penser à une explosion de joie sur un but lyonnais, l’euphorie collective après le magistral but de Tiago à Saint-Etienne par exemple. Oui pourquoi pas mais c’est un petit peu tiré par les cheveux. En parlant de cheveux, de poils, voila qui m’amène au Yorkshire, petit chien d’agrément. Je n’ai rien contre ce genre de petite bête mais en attendant ça ne me fait pas avancer d’un Yota. Yota voilà je le tiens ! Ah non dommage, ce n’est pas Yota avec un Y mais Iota avec un I. La poisse !

Je désespère, la fin du dictionnaire approche et je n’ai toujours pas la moindre idée. Yourte, tente de nomade. Aucun rapport. Après la tente voici la Tata « Yoyo ». Il faudrait qu’elle me sorte une idée géniale de son grand chapeau. « Faire le Yoyo » justement, action de monter et descendre alternativement, voila une expression qui fait partie du jargon footballistique. De toute façon je n’ai pas le choix, je choisi donc Y comme Yoyo car c’est bel et bien ce qui c’est passé cette saison. Non pas sur le plan sportif, car une fois de plus l’OL a dominé son sujet de la tête et des épaules. La statistique est d’ailleurs sans équivoque, les joueurs de Gérard Houllier ont été 34 fois leader du championnat sur 38 journées, tout simplement impressionnant. C’est donc plus sur le plan émotionnel que Lyon a « joué au Yoyo ». La saison a été faite de beaucoup de « hauts » et de quelques « bas », des moments magiques comme les matchs face au Real Madrid, les derbys, l’éclatante victoire au Vélodrôme, etc... Et quelques passages plus difficiles, l’élimination cruelle en Coupe de France, la défaite au Stade de France et le revers face à l’AS Roma. Des épisodes douloureux pour les supporters, mais qui font la beauté du sport.