masculins / OL 1 - Le Mans 0

Zoom sur la 22ème minute de jeu

Publié le 17 janvier 2007 à 23:18 par SR

Sur un service de son copain et complice Malouda, Eric Abidal propulsait le cuir « blanc et or » de cette Coupe de la Ligue dans les filets de Pelé, et par la même occasion l’Olympique Lyonnais… au stade de France.

Après 22 minutes de jeu, « Abi » délaissait Bangoura quelques secondes seulement pour prêter main forte à l’attaque lyonnaise. Faisant la différence sur Thomas en partant à la limite du hors jeu, sa capacité d’accélération lui permettait d’avoir une avance assez conséquente pour se concentrer sur l’ultime rempart Manceau.
Cette vitesse, cette puissance au démarrage ajoutées à sa qualité technique font de lui le numéro 1 au poste de latéral gauche chez les « Bleus ». Le vice-champion du monde, surnommé « le perroquet » pour son amour pour les vannes et cette tchatche inégalable, était également connu et reconnu pour ses performances physiques en matchs comme aux entrainements. Ses tours de terrain, d’une facilité déconcertante à Tola Vologe, le centre d’entraînement de l’Olympique Lyonnais, faisait de lui l’un des hommes les plus endurants de l’effectif rhônalpin. Au bout de 22 matchs disputés cette saison, Romaric témoignait à son tour à cette puissance d’accélération lorsqu’Eric stoppait net le cuir à l’entrée de la surface locale avant de repartir dans l’autre sens (50’)… où protéger la balle pour laisser Rémy s’en emparer (51’).
Auparavant, sur 2 petits mètres, le Martiniquais s’était créé un espace dans la défense voisine. Un petit coup d’œil devant le but lui permit de prendre sa dernière décision. Fred était pris au marquage et l’angle fermé de Pelé, lui, n’était pas totalement fermé. Ni une, ni deux, Abidal, défenseur de métier, alluma un pétard de l’extérieur de son pied gauche et laissa Pelé, impuissant, ramasser le cuir au fond de ses filets.

Ce Lyonnais de naissance inscrivit son second but sous les couleurs lyonnaises, toujours en Coupe de la Ligue, 2 ans après avoir semé la révolte lyonnaise, contre Lille, sur un corner d’Hatem Ben Arfa. Ce qui expliquait peut-être son petit sourire au retour des vestiaires.
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