masculins / OL 1 - Real Sociedad 0

Analyse : En route pour le grand huit...!

Publié le 10 mars 2004 à 01:52

L'OL en a rêvé, c'est désormais fait ! Les doubles Champions de France joueront les quarts de finale de la Ligue des Champions les 23 ou 24 mars et 6 ou 7 avril prochains. Vainqueurs à San Sebastien (1-0) au match aller, les hommes de Paul Le Guen ont confirmé cet avantage, mardi soir, en s'imposant sur le même score, grâce à un but de l'inévitable Juninho à un quart d'heure de la fin. La qualification olympienne ne souffre d'aucune discussion et les rêves les plus fous sont désormais permis...!

L'OL en a rêvé, c'est désormais fait ! Les doubles Champions de France joueront les quarts de finale de la Ligue des Champions les 23 ou 24 mars et 6 ou 7 avril prochains. Vainqueurs à San Sebastien (1-0) au match aller, les hommes de Paul Le Guen ont confirmé cet avantage, mardi soir, en s'imposant sur le même score, grâce à un but de l'inévitable Juninho à un quart d'heure de la fin. La qualification olympienne ne souffre d'aucune discussion et les rêves les plus fous sont désormais permis...!







Le jeu

Avec un but d'avance au coup d'envoi, toute la question résidait, pour l'OL, dans la manière de gérer cet avantage. Autrement dit, les hommes de Paul Le Guen, avec Diarra et Essien en milieux récupérateurs et Malouda reconduit au poste de latéral gauche, allaient-ils d'abord tenter de bien défendre ou au contraire essayer de plier le match rapidement ? La réponse ne traînait pas, les Gones restant campé sur leurs bases arrières, attendant patiemment les joueurs basques qui… tardaient à venir. Une volée d'Alkiza faisait néanmoins passer quelques frayeurs à Rémy Vercoutre (32'), remplaçant au pied levé de Grégory Coupet, touché au poignet sur un contact avec Gabilondo au quart d'heure de jeu. La tactique lyonnaise s'avérant payante, les coéquipiers de Müller persistaient dans cette optique en seconde mi-temps, se montrant néanmoins plus tranchant en phase offensive. Luyindula puis Essien, dans la même minute, étaient même tout proches d'ouvrir le score (72'). Mais, sur sa seule occasion après la pause, la Real croyait bien arracher la décision sur un corner de Karpin repris par Xabi Alonso. Heureusement Deflandre sauvait les meubles sur sa ligne et deux minutes plus tard, Juninho mettait fin au suspense, en trouvant le chemin des filets après un joli mouvement (77'). Impeccable de bout en bout, la défense lyonnaise étouffait toute tentative de retour des Basques et l'OL se qualifiait, logiquement et pour la première fois de son histoire, en quarts de finale de la plus prestigieuse compétition européenne. Chapeau les Gones !



Le fait du match

On jouait la 75e minute, le match commençait à s'enflammer, l'OL venant même de rater de peu l'ouverture du score. Et puis survenait ce corner côté droit pour la Real, amorphe depuis de longues minutes. Karpin s'exécutait et Xabi Alonso reprenait d'une tête rageuse. Deflandre devait alors sauver in extremis sur sa ligne. Deux minutes plus tard, à peine, Juninho crucifiait Alberto… En l'espace de quelques 120 secondes, la partie avait basculé. Pour le plus grand bonheur des Champions de France !





La clé du match

La capacité des Lyonnais à subir le jeu, plus d'ailleurs par tactique que par contrainte sans doute, leur a permis de préserver leur avantage du match aller. Parfaits en défense, dominateurs en milieu de terrain grâce au travail acharné de tous, attaquants compris, les Olympiens ont su étouffer, à de rares exceptions près, toutes les velléités de la Real Sociedad. Et puisque la mission consistait à préserver sa cage inviolée, la qualification lyonnaise ne faisait plus aucun doute, Juninho se permettant même le luxe d'ajouter la cerise sur le gâteau !



Les chiffres

1, comme la première qualification de l'OL à ce niveau de la Ligue des Champions. Le club lyonnais a néanmoins déjà disputé trois quarts de finale européen, deux en Coupe des Coupes en 64 et 68, face à Hambourg à chaque fois, pour une qualification (1-1, 2-0 en 64) et une élimination (0-2, 2-0 et 0-2 en match d'appui, en 68), et le dernier, en 99, face à Bologne (0-3, 2-0).



3, comme le nombre gardiens utilisés par l'OL cette saison en Ligue des Champions. Après Grégory Coupet et Nicolas Puydebois, qui gardait la cage lyonnaise à Anderlecht, Rémy Vercoutre a fait ses débuts dans la compétition, mardi soir. Une apparition aux causes malheureuses, puisqu'elle survenait après la blessure de Coupet, sévèrement touché au poignet après un choc avec Gabilondo après 5 minutes de jeu seulement.



5, comme le nombre de buts inscrits par Juninho en Ligue des Champions cette saison. Un total assez exceptionnel, en 8 matches seulement, qui place le Brésilien à la deuxième place du classement des buteurs, derrière Roy Makkay (Bayern), 6 buts. A noter que, curieusement, « Juni » n'avait pas marqué le moindre but dans cette compétition au cours de ses deux premières saisons. C'est peut dire qu'il se rattrape bien aujourd'hui…



T.L.
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