masculins / Everton - OL

David Prentice : « Le Goodison Park peut générer une formidable atmosphère quand l’équipe joue bien »

Publié le 17 octobre 2017 à 11:00 par LM

David Prentice suit Everton depuis près de 30 ans maintenant. Le journaliste britannique est à la tête du service des sports pour le quotidien Liverpool Echo. OLWEB s’est entretenu avec lui avant le rendez-vous de jeudi soir en Europa League.

Everton est un club avec une grande histoire mais ne vit-il pas trop à travers son passé et ses succès des années 80 ?

« Les supporters d’Everton sont très fiers de la merveilleuse histoire de leur club. C’est la première équipe à jouer à Anfield et qui détient beaucoup de records comme celui du nombre de buts inscrits sur une saison de championnat grâce au légendaire Dixie Dean. Nous serions aussi très heureux d’évoquer les succès modernes mais, malheureusement, Everton n’en a plus connu depuis 1995. En remémorant les exploits du passé, les plus anciens espèrent montrer aux plus jeunes combien Everton est un club spécial. Nous aimerions parler davantage du présent, mais pour l’instant, le passé est plus excitant ! »

La saison dernière, Everton a été la quatrième meilleure équipe à domicile en championnat derrière Tottenham, Chelsea et Arsenal (13 victoires, 4 nuls et 2 défaites). Le Goodison Park a-t-il gardé sa magie depuis 1892 ?

« C’est même plus magique maintenant. Le Goodison Park peut générer une formidable atmosphère quand l’équipe joue bien. C’était le cas la saison dernière. Il y a peu d'arènes dans le football qui sont plus intimidantes pour jouer quand Everton est en forme. Goodison est souvent surnommé « The Grand Old Lady » car c’est un stade démodé mais une atmosphère électrique s’installe quand les fans des Blues sont surchauffés. C’est parfois appelé la « bear-pit atmosphere ». En 2010, Sir Alex Ferguson a dit que c’était souvent un cauchemar de disputer un match chez nous. L’ambiance est fantastique. Cependant quand l’équipe joue mal, cela peut créer l’effet inverse. Les joueurs ont une pression supplémentaire et sont affectés. C’est ce qui se passe cette saison. Ce sera un jour très triste quand Everton partira ».

Dixi

Comment expliquez-vous le début de saison poussif d’Everton malgré un exercice précédent réussi ?

« L’inexplicable erreur de remplacer Romelu Lukaku est le plus gros facteur. Everton est entré dans une nouvelle ère. Ronald Koeman espère désormais que la responsabilité des buts soit répartie autour de l’équipe et non plus d'un seul joueur comme Lukaku, mais ce n’est toujours pas le cas. Klaassen, Sirgudsson et Wayne Rooney ne sont pas encore les buteurs espérés. Certains se sont adaptés trop lentement à la Premier League. D’autres, qui sont à l’origine du beau parcours l’an passé, comme Schneiderlin et Gueye, ont commencé la saison dans une petite forme. Jordan Pickford et Calvert-Lewin sont des jeunes joueurs très prometteurs et on attend beaucoup trop d’eux. Le calendrier n’a pas aidé non plus : Manchester City, Chelsea, Tottenham et Manchester United à la suite dont trois des quatre matchs à l’extérieur... »

Quelles sont vos ambitions en championnat et en Europa League cette saison ?

« José Mourinho a dit qu’Everton devrait postuler pour le top 4 en championnat. Koeman n’y croit pas. Je pense qu’on peut espérer réellement d’être dans le top 6. Mais cela n’y ressemble pas pour l’instant. Pour l’Europa League, les supporters adoreraient atteindre les quarts de finale de la compétition ».

Enfin, quel regard portez-vous sur l'adversaire de jeudi soir ?

« Je vois l'OL comme un très grand club, qui réussit ce qu’il entreprend, qui se qualifie régulièrement pour les Coupes d’Europe et qui est sans doute l’équipe la plus forte dans notre groupe. Lyon est une destination excitante pour les supporters. J’ai entendu parler du derby OL-Saint-Etienne. Je sais que la rivalité est aussi féroce qu’entre Everton et Liverpool ».

Sur le même thème