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De 1970 à 1980

Au cours de ces années 70, l’OL reste performant en Coupe de France en disputant trois finales dont une victorieuse face au FC Nantes.

1970-71 : un final cruel 

saison-1970-1971

Sauvé de justesse lors de l'édition précédente après un exercice compliqué sur le plan défensif (78 buts contre, deuxième moins bonne défense de l’histoire du club), l’OL décide faire venir deux joueurs d’expérience. Ljubomir Mihajlovic et Mario Coluna débarquent à Lyon mais n’y auront pas le même impact. Deux joueurs qui croisent la route d’une légende, Angel Rambert, qui quitte la capitale des Gaules pour une dernière pige en France, du côté d’Avignon, avant de retourner dans son Argentine natale. Des changements au sein de l’effectif accompagnés de mouvements en interne, avec l’arrivée de Pierre Pibarot au poste de Directeur Sportif. Côté terrain, les résultats sont meilleurs que l'année d'avant. Malgré de grosses déconvenues subies contre Marseille (1-4) et face à Metz (6-1), le club boucle la saison à la 7e place du championnat qui compte de nouveau 20 clubs.
 
Mais Lyon commet assurément une erreur en transférant André Guy à Rennes fin décembre. En se passant de l’un de ses hommes forts, l’OL s’est sans doute empêché de voir plus haut en D1 et s’est surtout tiré une balle dans le pied, sans le savoir, en ce qui concerne la Coupe de France. Cette année-là, le club olympien atteint la finale de l’épreuve mais s’incline justement face au club breton et voit le sacre lui échapper, la faute à son ancien attaquant, qui, sur penalty, inscrit le seul et unique but de cette rencontre. Cette place en finale aurait dû permettre à Lyon de disputer la Coupe de l’UEFA la saison suivante, avant que le Conseil Fédéral ne décide de l’octroyer au 4e de D1. L’OL s’insurge, rien n’y fait : il ne sera pas européen. Côté juniors, l’OL remporte une Coupe Gambardella mémorable, contre l’ASSE (2-1), grâce notamment au but d’un certain Bernard Lacombe…
 
 
L’effectif : Chauveau, Conrath – Baeza, R. Domenech, Lhomme, Mihajlovic, Perrin, Prost, Ravanello, Valette – Chiesa, Coluna, Ravier – Di Nallo, Felix, Guy, Lacombe.
 
Le staff : Aimé Mignot.
Les buteurs : Di Nallo (21), Chiesa (6), Ravier (4)
Championnat : 7e sur 20. 
Coupe de France : défaite en finale face à Rennes (1-0). 


1971-72 : la révélation Lacombe

saison-1971-1972

L’OL surfe sur la dynamique de l’exercice passé et démarre bien en championnat. Pour son entrée en lice, il tient le choc face à l’OM (1-1), le champion en titre, grâce à un Lacombe qui ne quittera plus l’équipe première. Un bon départ qui insuffle une bonne dose de confiance. L’OL ne connaîtra qu’une seule défaite à domicile lors de la phase aller et remportera les deux derbies, du jamais vu depuis 1955-1956. Un Lyon costaud prouve qu’il peut jouer les premiers rôles dans l’élite du football hexagonal mais échoue une nouvelle fois à accrocher l’Europe, malgré une dernière démonstration de force en tenant tête à Marseille, qui conservera son titre, lors de l’ultime journée (3-3).
 
Bernard Lacombe, révélation de la saison, terminera pour la toute première fois meilleur buteur lyonnais (19 réalisations) et la bonne forme offensive du club sera bonifiée par une solidité défensive retrouvée (45 buts encaissés seulement). Mais s’il y a du mieux en championnat, l’OL chute cependant d’entrée en Coupe de France, en étant éliminé par Brest (2-0) en 1/32 de finale. Cette déconvenue laisse un goût amer, de même que le jubilé organisé à la maison en hommage à Fleury Di Nallo en fin de saison : bien que toujours capitaine de l’OL, Le Petit Prince de Gerland se rapproche indéniablement de la fin avec son club de cœur.
 
 
L’effectif : Chauveau, Conrath – Baeza, Cacchioni, A. Domenech, R. Domenech, Lhomme, Mihajlovic, Prost, Ravanello, Valette – Chiesa, Clopin, Ravier, Trivic – Di Nallo, Lacombe, Maillard.
 
Le staff : Aimé Mignot.

Les buteurs : Lacombe (19), Di Nallo (17), Chiesa (7).  
Championnat : 5e sur 20.
Coupe de France : défaite en 1/32 de finale face à Brest (2-0).

1972-73 : l’OL renoue avec le sacre en Coupe de France

saison-1972-1973

L’OL connaît un début de saison houleux. Jean-Pierre Cappon remplace Pierre Pibarot au poste de Directeur Sportif et un événement va définitivement changer le visage du football hexagonal. Le 27 novembre 1972, pour la première fois en France, une grève des joueurs éclate au grand jour. Soutenus par l’UNFP, ces derniers souhaitent que leur statut évolue. Plusieurs d’entre eux protestent et se mettent en grève, ce qui est le cas de 9 joueurs de l’OL et non des moindres : Baeza, Chauveau, Chiesa, Di Nallo, Domenech, Lacombe, Lhomme, Prost et Ravier. Tous décident de sécher l’entraînement et seront suspendus un match par leurs dirigeants. Délégué du syndicat, Domenech sera le seul à y échapper. Cela crée des tensions entre la direction du club et ses joueurs mais ces derniers ne lâcheront rien, parvenant même à faire annuler une journée entière de championnat (la 19e journée).
 
C’est dans ce contexte que l’OL traverse le championnat, de façon monotone. Lacombe conserve son titre honorifique de meilleur buteur du club (23 buts) mais les Rhodaniens terminent en 13e position au classement, sans réel coup d’éclat. En revanche, ils seront couverts de gloire en Coupe de France. Tombeurs de Noeux-les-Mines (3-1), du RC Paris (2-1), de Bordeaux (3-0 puis 3-1), de l’OM (1-0 et 4-0), vainqueur de l'ultime édition, et d’Avignon (1-0 puis 4-1), ils se hisseront en finale pour la cinquième fois en dix ans. Mais, cette fois-ci, l’OL sera sacré ! Au Parc des Princes, contre Nantes, auréolé du titre de champion cette année-là, les Gones l’emporteront 2 buts à 1 grâce à des buts de Trivic et de Lacombe, qui marquera à l’aide de sa main, tout comme Couecou côté adverse. À leur retour, des scènes de liesse envahiront les rues de Lyon et les habitants, fiers de leurs hommes, les porteront en triomphe de Perrache jusqu’à l’Hôtel de Ville, où leur victoire sera dignement célébrée.    
 
L’effectif : Chauveau, Chemier – Baeza, Cacchioni, A. Domenech, R. Domenech, Mihajlovic, Prost, Thiry, Valette – Berger, Chiesa, Crolle, Ravier, Trivic – Di Nallo, Lacombe, Maillard.
 
Le staff : Aimé Mignot.
Les buteurs : Lacombe (23), Di Nallo (17), Chiesa (6).   
Championnat : 13e sur 20. 
Coupe de France : victoire en finale contre Nantes (2-1). 

 

1973-74 : un podium historique !

saison-1973-1974

La victoire en Coupe de France permet à l’OL de disputer la Coupe des Vainqueurs de Coupes (C2) et de renouer avec les compétitions européennes. Ce sera la quatrième et dernière participation du club à cette compétition, qui a disparu depuis. Après avoir repoussé les Finlandais du Reipas Lathi  en 1/16 (0-0 puis 2-0), les Olympiens échouent au tour suivant face au PAOK Salonique (3-3 puis 4-0) à l’automne. Mais en championnat, ils effectueront une saison fabuleuse. Renforcés par les arrivées d’Aimé Jacquet, d’Ildo Maneiro et surtout d’Yves Mariot, le Casque d’Or, les Gones termineront pour la toute première fois de l’histoire sur le podium du championnat de France, en grimpant sur sa dernière marche.
 
Il faut dire que l’OL a réalisé un très beau parcours, en démarrant fort avec trois succès d’affilée lors des trois premières journées, période au cours de laquelle les sublimes prestations de Lacombe et de Ravier leurs permirent d’être appelés en équipe de France. Derrière, Lyon maintiendra une très belle cadence et se montrera intraitable à domicile, en ne concédant qu’une seule défaite à Gerland sur l’ensemble de l’exercice (contre Monaco, le 27 octobre 1973). En juste récompense, les Lyonnais obtiendront leur qualification pour la Coupe de l’UEFA (C3). De quoi atténuer la déception après la perte de la Coupe de France, où l’OL, tenant du titre, aura été éliminé dès les ¼ de finale par Sochaux (4-2 puis 2-0, 4-3 tab).
 
L’effectif : Chauveau, Chemier – Baeza, Cacchioni, A. Domenech, R. Domenech, Lhomme, Mihajlovic, Thiry, Valette – Chiesa, Jacquet, Maneiro, Mariot, Ravier – Di Nallo, Lacombe, Maillard.
 
Le staff : Aimé Mignot.
Les buteurs : Chiesa (15), Di Nallo (13), Lacombe (13).
Championnat : 3e sur 20.
Coupe de France : éliminé en ¼ de finale contre Sochaux (4-2 puis 2-0 (4-3 tab)). 

 

1974-75 : le départ du Petit Prince

saison-1974-1975

L’OL découvre la Coupe de l’UEFA, qui a remplacé la Coupe des villes de foire en 1969. Une compétition que le club aborde avec envie et où il inflige, dès son entrée en lice, une correction aux Luxembourgeois de Differdange : un 7-0 historique, qui reste à ce jour le plus gros score de l’OL en Europe. Au retour, les Lyonnais ne font pas dans le détail non plus (1-4) et assurent leur participation au tour suivant. Problème, un mastodonte du football européen se dresse face à eux : le Borussia Mönchengladbach. Si les Rhodaniens rivalisent à l’aller en Allemagne (1-0), et croient en l’exploit au retour, grâce au but de Valette dès la première minute, ils finissent par s’écrouler face au futur vainqueur de l’épreuve (2-5).
 
Côté championnat, malgré les départs de cadres comme Baeza et Ravier, l’OL réalise encore une fois un très bon parcours et livre quelques rencontres mémorables. À l’image de ce 8-1 contre Bastia (J25) ou de ce match contre le PSG du 13 septembre 1974 : mené 0-4 à vingt-cinq minutes de la fin et hué par son public, l’OL refait son retard de façon spectaculaire sur le club parisien (4-4), sous les ovations des supporters. Un match inoubliable de par son scenario et de par sa symbolique. En effet, ce soir là, Gerland ne le sait pas encore mais c’est bien la dernière fois que Fleury Di Nallo, son Petit Prince, foule sa pelouse. Fin novembre, le meilleur buteur de l’histoire de l’OL (222 buts TCC) s’envole pour le Red Star. Il reviendra à Gerland, son jardin, pour y marquer (J34) mais connaîtra la descente en D2, tandis que Lyon accrochera, pour la deuxième fois de suite, le podium de D1 et un ticket pour l’UEFA.
 
L’effectif : Chauveau, Chemier – Baldassara, Cacchioni, Chazal, A. Domenech, R. Domenech, Lhomme, Mihajlovic, Thiry, Valette, Zuang – Bernad, Chiesa, Jacquet, Maneiro, Mariot – Di Nallo, Ferrigno, Lacombe, Maillard.
 
Le staff : Aimé Mignot.

Les buteurs : Lacombe (17), Chiesa (14), Maillard (7). 
Championnat : 3e sur 20. 
Coupe de France : éliminé en 1/32 de finale contre Reims (2-1 a.p.). 

 

1975-76 : entre déception et soulagement

saison-1975-1976

Malgré le départ d’un autre de ses cadres en la personne d’Yves Chauveau et la longue blessure de Bernard Lacombe (qui ne jouera que 16 matches), l’OL part bien en championnat en enchaînant cinq matches sans défaite dès le coup d'envoi de la saison. Des débuts canon qui propulsent Lyon à la 2e place du classement et laissent rêveur pour la suite... Mais l'élimination subite du club en Coupe de l’UEFA va rapidement changer la donne. De nouveau, l’OL n’est pas gâté par le tirage au sort et tombe sur un os, le FC Bruges. Les Belges, futurs finalistes de l’épreuve, éliminent des Rhodaniens (4-3 puis 3-0) qui devront attendre le début des années 90 pour retrouver l’Europe et qui vont connaître d’autres déceptions cette même année.
 
En D1 d’abord, l’OL dégringole jusqu’à figurer en 10e position à la trêve, bien loin de ses rêves de titre. Pis, le club doit désormais penser au maintien ! Car malgré l’arrivée d’Aimé Jacquet, qui a troqué son costume de joueur pour celui d'entraîneur, à la place d’Aimé Mignot, la chute des Lyonnais au classement n’en finit plus. Ces derniers glissent du ventre mou jusqu’à la zone de relégation et ne doivent leur salut qu’à une victoire contre Troyes (2-0), lors de la dernière journée. Un véritable soulagement pour la famille OL, qui sera passée par toutes sortes d’émotions : de l’espoir à la peur, puis de la délivrance à la désillusion, car l’OL se hisse une énième fois en finale de la Coupe de France mais perdra avec les honneurs contre l’OM (2-0).
 
L’effectif : Chemier, De Rocco – Baldassara, Cacchioni, R. Domenech, Garrigues, Genet, Jodar, Lhomme, Marais, Mihajlovic, Valette – Bernad, Chiesa, Lanthier, Maneiro, Paillot – Delestre, Ferrigno, Lacombe, Maillard, Mariot.
 
Le staff : Aimé Mignot (jusqu’en février 76) puis Aimé Jacquet (depuis février 76).

Les buteurs : Chiesa (18), Maillard (11), Lacombe (5). 
Championnat : 16e sur 20. 
Coupe de France : défaite en finale contre Marseille (2-0).


1976-77 : tout est bien qui finit mal

saison-1976-1977

Des problèmes financiers commencent à surgir et l’OL doit se serrer la ceinture sur le marché des transferts. Si José Broissard arrive, le club se sépare d’Yves Mariot, avec qui il est en froid. Les Lyonnais effectuent un excellent départ en championnat, demeurent invaincus lors des sept premières journées et tiennent tête aux grosses écuries lors de la phase aller : le PSG (J1 – 2-4), Bordeaux, (J6 – 1-2), l’ASSE (1-1), Nantes (J11 – 2-0) et l’OM (2-0) ne parviennent pas à les faire déjouer. À la trêve, l’OL est 2e derrière les Canaris au classement et n’est pas champion d’automne pour un petit point seulement. La première partie de la seconde moitié de la saison est de même facture. L’OL devient même co-leader avec Nantes au lendemain de la 26e journée mais va s’effondrer d’un seul coup.
 
La journée suivante, l’OL perd à Valenciennes (3-2) puis enchaîne par une défaite dans le derby (0-2), dans un Gerland qui établit un nouveau record d’affluence (38 439 spectateurs). Un match qui n'aurait pas dû avoir lieu - au vu des conditions météorologiques qui ont transformé l’antre des Rhodaniens en terrain de water polo suite à de très fortes averses – et qui précipitera la fin des espoirs lyonnais. Les Gones disent adieux au titre après une défaite contre Nantes (3-0) et la fin d’exercice, ponctuée par sept déconvenues et deux nuls lors des douze derniers matches, verra l’OL disparaître du podium et de la course à l’Europe. Maigre consolation : les cadets remportent la Coupe Nicolas, l’équivalent du championnat de France de leur catégorie, contre Nice (1-1, 4-3 tab).
 
L’effectif : De Rocco – Baldassara, Cacchioni, Cornet, Desbouillons, R. Domenech, Garrigues, Genet, Jodar, Lhomme, Marais, Mihajlovic, Olio – Bernad, Broissard, Chiesa, Lanthier, Paillot, Pilloud, Spiegel – Delestre, Lacombe, Mariot, Maroc.
 
Le staff : Aimé Jacquet.
Les buteurs : Lacombe (21), Chiesa (12), Bernad (6). 
Championnat : 6e sur 20. 
Coupe de France : éliminé en 1/32 de finale face à Gueugnon (1-0). 

  

1977-78 : l’OL se maintient de justesse

saison-1977-1978

Les problèmes financiers entraperçus la saison précédente sont réels, le club évoque un déficit de près de cinq millions de francs. Conséquences : après douze années de présidence, Edouard Rochet démissionne. Roger Michaux assure l’intérim de juillet à novembre, avant d’être officiellement élu à la tête du club. Une nouvelle équipe dirigeante voit le jour, avec notamment la présence de Jean Perrot, placé par la municipalité au sein du board. La ville de Lyon commence à mettre son nez dans les affaires de l’OL. Côté sportif, l'écurie rhodanienne doit absolument dégraisser son effectif. Si Chiesa refuse de partir au PSG, Mihajlovic et Cacchioni ne sont pas conservés et plusieurs joueurs sont placés sur la liste des transferts. Ravier effectue lui son retour et Xuereb ses premiers pas.
 
Comme souvent ces dernières saisons, le club démarre fort mais va vite déchanter. Premier coup dur, le départ de Raymond Domenech vers Strasbourg en septembre, qui témoigne des difficultés pécuniaire du club. Son dernier match sera un derby à Gerland, sous une nouvelle affluence record (39 851 spectateurs), avec le brassard de capitaine enroulé autour du bras. Affaiblis année après année par l'exode de ses leaders, l’OL va connaître un exercice très compliqué en championnat. 17e au terme de celui-ci, il ne devra son salut qu’à une différence de buts favorable sur Lens, 18e et premier relégable (-3 contre -15), et à un Bernard Lacombe en feu, qui connaîtra la saison la plus prolifique de sa carrière (24 buts), sa dernière à l’OL.
 
L’effectif : De Rocco, Gibert – Aleksic, Baldassara, Desbouillons, R. Domenech, Garrigues, Genet, Jodar, Marais, Olio – Bernad, Broissard, Chiesa, Durand, Martinez, Paillot, Ravier, Spiegel – Attar, Gallice, Lacombe, Maroc, Russail, Xuereb.
 
Le staff : Aimé Jacquet. 
Les buteurs : Lacombe (24), Chiesa (10), Gallice (5). 
Championnat : 17e sur 20. 
Coupe de France : éliminé en 1/32 de finale face au GFC Ajaccio (0-0, 3-1 tab). 



1978-79 : l’OL sauvé par le départ forcé de Lacombe

saison-1978-1979

Auteur de prestations incroyables avec son club formateur, Bernard Lacombe est sélectionné avec l’équipe de France le 13 mai 1978 pour prendre part à la Coupe du Monde en Argentine. Le 2 juin, le futur meilleur buteur français de l’histoire du championnat hexagonal inscrit le tout premier but du Mondial, lors du match France-Italie, après seulement 38 secondes de jeu. Après la rencontre, il lui faudra bien plus de temps pour digérer la nouvelle : l’OL vient de le vendre à l’AS Saint-Etienne. En effet, le club olympien, en proie à de gros besoins d’argent et au bord du gouffre, l’a poussé vers la sortie pour renflouer ses caisses. Sans son buteur maison, l’OL démarre mal sa saison et ne prend que deux points sur neuf possibles après trois journées.
 
Mais comme un symbole, c’est face à son ancien attaquant, passé sous la bannière ennemie, que Lyon va se relever. Porté par un jeune milieu de terrain promis à un grand avenir, l’OL va donner le tournis à l’ASSE. Jean Tigana, arrivé à l’été en provenance de Toulon, émerveille Gerland du haut de ses 23 ans et sort sous les ovations après le succès des siens (2-0). Lacombe, lui aussi chaleureusement applaudi, passe au travers du match mais se rattrapera au retour, en ouvrant le score à Geoffroy-Guichard (3-0). Qu’à cela ne tienne, après avoir longtemps joué les premiers rôles, le club termine la saison à la 7e place et aurait même pu retrouver la scène continentale sans deux derniers faux-pas en D1. L’OL va mieux mais est-il, pour autant, définitivement tiré d’affaire ? Loin de là…
 
L’effectif : Chauveau, De Rocco – Aleksic, Desbouillons, Garrigues, Genet, Jodar, Marais, Olio – Carrié, Chiesa, Durand, Martinez, Paillot, Ravier, Tigana – Ferrigno, Gallice, Maroc, Valadier, Xuereb.
 
Le staff : Aimé Jacquet. 
Les buteurs : Chiesa (9), Maroc (8), Valadier (6), Gallice (6).   
Championnat : 7e sur 20. 
Coupe de France : éliminé en 1/16 de finale face à Montpellier (1-1 puis 3-0). 


1979-80 : la catastrophe évitée de justesse

saison-1979-1980

Le championnat débute par un énorme coup de tonnerre : l’OL menace de déclarer forfait ! Pourquoi ? La faute à ce match de la 6e journée sur le terrain de Nîmes. Dans le Gard, Lyon mène 0-2 et s’apprête à passer un après-midi tranquille quand l’arbitre se met à perdre le fil de la rencontre : deux penalties inexistants sont accordés aux locaux, qui reviennent à égalité puis dépassent des Lyonnais fous de rage. Les dirigeants montent au créneaux et font la planer la menace d’un abandon. Mais les instances calment le jeu et l’affaire sera classée. L’OL ne va pas bien. Le club n’a toujours pas remporté le moindre match à la veille de la 7e journée et se retrouve 18e à la trêve, avant d’être éliminé de la Coupe de France dès la reprise, par Angoulême, en 1/32 de finale.
 
Englué dans la zone de relégation et incapable de s’en dépêtrer, l’OL, qui n’aura jamais fait mieux que 10e (J1), doit remporter le match de la mort contre l’OM (J33) pour espérer se maintenir. Ce sera chose faite grâce à l’unique but d’Olio, mais les Gones devront néanmoins passer par les barrages pour assurer leur présence dans l’élite la saison suivante. L’obstacle Avignon est franchi (6-0 et 4-2), l’OL est sauvé ! Mais que ce fût dur… trop pour la Direction, qui ne répond pas à la « question de confiance » adressée par Aimé Jacquet, lequel décide donc de quitter le navire. Un nouveau malaise s’installe alors que le club n’en a pas vraiment besoin… Seules éclaircies dans le paysage lyonnais : la prolongation de Tigana, le nouveau patron du milieu de terrain devenu international français depuis peu, pour les six prochaines années et la victoire des cadets en finale du championnat de France, contre le PSG (1-0).
 
L’effectif : Chauveau – Amouret, Bruno, Desbouillons, Genet, Marais, J. Müller, Olio, Roussey – Carrié, Chiesa, Durand, Martinez, Monteilh, Paillot, Tigana – Bandera, Lubin, Valadier, Xuereb, Zivaljevic.
 
Le staff : Aimé Jacquet.
Les buteurs : Xuereb (10), Valadier (8), Tigana (5). 
Championnat : 18e sur 20. Sauvé en barrages de maintien contre Avignon (6-0 puis 4-2). 
Coupe de France : éliminé en 1/16 de finale face à Montpellier (1-1 puis 3-0). 

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