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« Faire partager ma joie de vivre »

Publié le 11 septembre 2014 à 15:00 par R.B

Large tour d’horizon avec Christophe Jallet… sa carrière… sa personnalité… son poste… son intégration à l’OL… le début de saison… et évidemment la venue de l’ASM ce vendredi…

415 matches disputés du National avec Niort à l’Equipe de France… Cognac, Niort, Lorient, PSG et l’OL… 2 titres de Champion, 1 Coupe de la Ligue, 1 Coupe de France, 1 Trophée des Champions avec le PSG…  le Cognaçais de bientôt 31 ans (31 octobre) a une carrière, une personnalité qui ne laissent pas indifférent. Et de l’aisance pour s’exprimer et faire partager ses sentiments. Ce passionné de vins, qui avoue aussi aimer pratiquer le golf, le tennis… ou regarder le rugby (son 2ème sport préféré qu’il pratiquait gamin au poste d’ailier), a trouvé cette comparaison vinicole pour le définir un peu mieux : « Un Côte du Rhône avec de la complexité, qui peut être bu jeune ou consommé  plus tard… Un vin qui se découvre, se bonifie au fil du temps… ».

Christophe qu’est-ce-qui change en passant du PSG à l’OL ?
« Beaucoup de choses. L’exposition est un peu moins importante à Lyon. On parle tout le temps du PSG, parfois pour rien d’ailleurs. J’ai trouvé ce que je recherchais en venant ici tout en sentant une grande envie de bien faire de la part de tout le monde et un réel engouement. A Lyon, c’est plus simple. On se pose moins de questions ».

Comment juges-tu ton adaptation ?
OL - Rennes« Elle a été très bonne. J’ai été très bien accueilli par tout le monde au club. Cet accueil facilité les choses. C’est un grand bonheur d’arriver dans de telles conditions. Cela n’a pas toujours été le cas dans mes précédentes arrivées où personne ne vous connaissait, où il fallait prouver. Un accueil top. Je remercie tout le monde. C’est vrai que l’expérience, le statut facilitent les choses. C’est pareil dans tous les métiers. Il y a une forme de reconnaissance de ce qui a été fait ».

Quelle est ta personnalité ?
« Travailleur. Le travail, c’est par là que tout passe. Dans la vie, on a ce que l’on mérite. Après, je suis heureux de vivre. Je fais rarement la gueule, j’ai toujours le sourire. J’ai envie de faire partager ma joie de vivre, ma bonne humeur quotidienne. J’ai conscience que les footballeurs ont des droits mais aussi des devoirs. Il faut donner le maximum pour le club. On ne peut pas faire tout et n’importe quoi. Avec l’évolution de la société, l’image est devenue très importante ».

Le début de saison lyonnais ?
« Cela aurait pu être mieux. Il y a eu cette élimination en Europa Ligue en raison d’une mi-temps ratée. En championnat, après la victoire face à Rennes, il y a eu ensuite une perte de confiance, avec l’enchaînement des défaites. On n’aurait jamais dû perdre à Metz. Il a aussi manqué la réussite. On a les capacités pour faire beaucoup mieux en championnat.  Je ne suis pas inquiet pour la suite. J’espère que l’on va montrer notre meilleur dès vendredi face à Monaco ».

Tes débuts avec l’OL ?
Entrainement de veille de match« Je retrouve l’enchaînement des matches. Les soucis physiques sont derrière moi. J’ai fait un début de saison correct mais largement perfectible. Si tout le monde arrive à augmenter son niveau de jeu, cela aidera l’équipe ».

Quelle définition donnerais-tu de ton poste de latéral ?
« C’est le poste clef dans l’ère moderne du football. Il n’est pas facile. On est d’abord défenseur et on doit aussi apporter notre contribution offensivement. Il  nécessite une grande débauche d’énergie ce qui peut nuire à la lucidité surtout en fin de rencontre. Ce poste exige d’être toujours concentré pour être bien placé. Je m’éclate surtout que j’ai plus de liberté à l’OL. Mes qualités physiques ? C’est mon fonds de commerce…  Elles me permettent cette activité. Un nom de latéral ? Daniel Alves. Un sacré client : véloce, agressif, grosse frappe, une bonne qualité de centre… »

Peux-tu retracer synthétiquement ton parcours en clubs ?
« Cognac ? C’est le début de l’histoire. Conscience que j’avais des qualités à exploiter. Je me suis dit : pourquoi pas. Niort ? Je me suis aguerri en prenant conscience du travail à effectuer pour aller plus loin car je n’étais pas le meilleur, parce que j’étais trop gentil… Lorient ? La culture tactique qui me manquait et m’a permis d’aller vers le haut niveau. J’ai acquis des bases solides. Le PSG ? L’enrichissement à tous points de vue (sportif, humain, exposition…). J’ai réussi à gagner le cœur des gens du club, à m’imposer. Je n’ai jamais lâché ; je ne lâche jamais rien. Une fierté. Ce que j’ai fait au PSG, c’est ce dont je suis le plus fier. Quand je regarde d’où je suis parti… L’Equipe de France ? Ce n’est pas descriptible. Enorme de représenter son pays… »

Que représente ce match face à l’AS Monaco ?
« Un match accroché entre deux très bonnes équipes du championnat. L’ASM s’est un peu désarmée cet été et a perdu de la confiance. Elle a connu un début de saison difficile. C’est la rencontre de deux bêtes blessées qui ont envie de se réveiller. Nous, nous avons été plus blessés que les Monégasques… A nous de les achever… »

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