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« Je me suis remis en question »

Publié le 03 juillet 2014 à 08:59 par RB

La saison dernière, on n’a quasiment pas vu Gaël Danic… Explications du Breton qui repart sur de nouvelles bases avec l’envie de montrer qu’il peut réussir à l’OL…

Une misère ! 580 minutes jouées en 20 matches. Aucun but. La première saison lyonnaise de l’ancien valenciennois n’a pas été au rendez-vous des attentes suscités par sa belle expérience. « A la base, je suis réservé, timide sur et en dehors du terrain. J’observe. J’ai mis du temps à trouver ma place dans le groupe et c’est uniquement de ma faute. Je suis arrivé à l’OL avec des ambitions. Je voulais trop bien faire. Je me suis mis la pression. Je n’ai pas assumé mon nouveau club… ». Alors après un début de saison où Rémi Garde lui a fait confiance, il a petit à petit disparu du paysage d’autant qu’il s’est blessé rapidement. « Je m’étais fait manipuler le dos la veille du match face à Reims et sur une mauvaise frappe à l’échauffement, l’adducteur a pété… ».

Blessure, résultats en berne, le coach lyonnais décide de changer de système de jeu. « La saison a été très difficile à vivre. Tu as l’impression de te sentir inutile même si je n’ai jamais douté. On m’a fait comprendre que le système de jeu m’était défavorable. Moi, je pense, et je l’avais déjà fait dans ma carrière, que je peux évoluer dans différentes organisations. Mais je tiens à préciser que cela ne veut pas dire que j’étais meilleur que les joueurs alignés ».

Remplaçant ou à la maison, Gaël a eu le temps de réfléchir. « Je me suis remis en question. J’ai cherché à comprendre pourquoi cela ne marchait pas. Et comme on dit quand le train passe, c’est ensuite compliqué… ». Alors comment peut-on attaquer une nouvelle saison dans un même club après avoir connu 12 mois « sans » ? «Déjà, c’est plus facile. Il n’y a pas d’adaptation à avoir. Je connais le groupe et le groupe me connait. Je sens que je suis apprécié de tout le monde. Et puis la saison dernière n’a pas été une saison de perdue. Au contraire. Je dirais que je suis un meilleur footballeur qu’à Valenciennes parce qu’à l’OL on s’entraine tous les jours avec des internationaux et que l’on progresse. Cela m’a permis aussi d’évoluer mentalement. Le foot, c’est aussi la tête ».

Un nouvel entraineur est arrivé. Hubert Fournier a dit que les cartes étaient rebattues. « Je le crois. Mais, c’est aussi à moi de donner envie au coach de me faire jouer… ». Et de revenir en arrière à l’époque de sa jeunesse pour expliquer son évolution. « Plus jeune, j’étais un branleur. J’ai longtemps eu une image de joueur talentueux mais ingérable. Après quand tu vas jouer en L2, tu commences à te poser les bonnes questions. Tu commences à comprendre que quand cela ne va pas, ce n’est pas la faute des autres mais bien de toi… »

A bientôt 33 ans, Gaël entend donc montrer son véritable visage à l’OL. « Partir ? Franchement, j’ai eu des contacts, mais je suis têtu. Je n’aime pas partir sur un échec. J’ai envie de me montrer. Après… si le coach me dit qu’il ne compte pas sur moi… ». A l’OL, il a retrouvé Michel Audrain, l’entraineur adjoint qu’il avait côtoyé à Troyes en L2. Il fut aussi son sélectionneur en équipe de Bretagne.

Le gaucher est déjà bien en jambes malgré la fatigue inhérente à ce stage. Il s’est bien reposé pendant ses vacances en famille, surtout mentalement. Pas question en effet de rester tranquille sur un transat. « Je ne peux pas me poser 5 minutes. Il faut que je bouge… Je ne reste pas en place… ». Hyperactif, boule de nerfs, ce véritable sportif adepte du golf, jet ski, tennis… entend bien montrer cette saison que sa patte gauche peut servir le collectif lyonnais.

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