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OLTV : Amandine Henry était l'invitée de Culture Club

Publié le 11 janvier 2018 à 19:15 par YM

Amandine Henry, qui a effectué son grand retour à l'OL lors du mercato hivernal, était l'invitée de Culture Club sur OLTV, ce jeudi.

Son retour à l'OL

« Passer neuf ans ici, ça laisse des traces. Je découvre un nouveau stade mais je retrouve beaucoup de repères, notamment plusieurs joueuses que j'avais connu lors de mon passage à Lyon. Ça me fait plaisir de les retrouver, d'être de retour ici. Il y a un nouveau coach, Reynald Pedros, qui a un vrai vécu de footballeur et qui est très proche de ses joueuses. Il aime l'échange, il aime avoir notre ressenti. C'est très bien pour nous, c'est plus intéressant de pouvoir communiquer avec notre entraîneur. Et puis, on a une équipe avec beaucoup de jeunes joueuses. On se doit d’être présentes pour elles car d’autres l’ont été pour nous, à nos débuts. On doit les mettre en confiance, les protéger. »

Son passage au PSG l’an passé

« Mon passage à Paris s’est très bien passé. J’avais besoin de jouer pendant deux mois et je pensais avoir plus de choses à apporter au PSG qu’à l’OL. À Paris, au sein du club, il y a plus de différences entre les hommes et les femmes. C’est dommage. À l’OL, c’est totalement différent, on sent qu’on fait vraiment partie du même club. Lyon a tout compris à ce niveau-là. »
Papier Amandine Henry

Son expérience aux Etats-Unis

« C’était l’occasion pour moi de découvrir autre chose après l’OL. Je pense qu’une joueuse, au cours de sa carrière, doit aller voir ailleurs pour voir comment se passent les choses à l'étranger et vivre une nouvelle expérience. Je m’étais renseignée sur les Etats-Unis et j’ai vu que les stades étaient remplis, qu’il y avait une culture différente. Le soccer est le premier sport que va faire une fille aux USA. Ce n’est pas pareil en France, où les filles n’ont pas le même rapport avec ce sport. À Portland, il y avait vraiment un énorme engouement envers l’équipe féminine et j’ai eu la chance d’y remporter des trophées. Au niveau du jeu, il y a une vraie différence physique entre la France et les Etats-Unis. Les premiers matches n’étaient pas faciles, c'était plus intensif. Ici, c'est plus technique tandis que le physique est un aspect primordial du jeu aux Etats-Unis. »

Le capitanat en équipe de France

« J’ai pris le brassard car on me la proposé, je ne l'ai pas revendiqué. C'est une vraie marque de confiance, un vrai honneur. Depuis, j’ai pris mes responsabilités, même si j’en avais déjà avant. En revanche, être capitaine ne me mets en aucun cas au-dessus des autres joueuses. Je sais que le brassard tenait à coeur à Wendie (Renard) mais ça n’enlève rien à ce qu’elle a fait. On m’a proposé le brassard et j’ai dit oui car c’est une fierté. Mais je n’ai aucun problème avec Wendie, on a de très bons rapports toutes les deux, on s’entend très bien. En sélection, on est sur une nouvelle génération. On a besoin d’automatismes, de rodage. On a pas mal de jeunes mais on doit être prêtes rapidement pour la Coupe du Monde, qui se jouera chez nous. »